JULIET CHAMPION, MATHIEU MARTINEZ et ROMAIN WYNDAELE : lauréats du circuit 2017

Juliet Champion, Audrey Bassac et Mari Iwakura sur le podium du challenge Salomon

Ce 42 km tenait lieu de dernière étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2017. Au classement final victoire de Juliet Champion qui devance Audrey Bassac et Mari Iwakura. « Remporter le challenge Salomon est une grosse satisfaction, déclare Juliet Champion et j’étais un peu anxieuse au départ. J’ai préféré la deuxième moitié du parcours avec de meilleures températures et je suis restée prudente dans les descentes. A un moment je me suis arrêtée et j’ai pu admirer le paysage qui est à couper le souffle. » Audrey Bassac à l’arrivée a immédiatement félicité Juliet Champion. « Cette course a été un peu difficile d’autant plus que le plat des premiers kilomètres c’est pas trop mon fort. Mais je me suis accrochée dans la montée où j’ai bien pensé à m’hydrater pour terminer deuxième de l’étape et du challenge. » Mari Iwakura affichait également un beau sourire. « J’ai fini onzième en Ubaye et commis une erreur stratégique d’hydratation lors du troisième ravitaillement. Il pleuvait et je n’ai pas jugé utile de remplir ma gourde d’eau. J’ai continué ensuite, mais avec le soleil c’était difficile. La descente est mon point faible, On m’a doublé plusieurs fois mais j’ai limité les dégâts grâce à la reconnaissance faite la veille. »

 

 

Mathieu Martinez, Antoine Ley et Marc Lauenstein tiercé gagnant du challenge

 

Chez les hommes victoire de Mathieu Martinez. « Je suis longtemps resté dans le groupe qui bataillait pour la troisième place. Suite à un petit souci actuel à une cheville j’ai fait attention durant la descente. Ma victoire au classement général du challenge Salomon et une belle satisfaction. Y participer m’a permis d’évoluer dans plusieurs massifs et d’échanger amicalement avec des trailers venus de nombreuses régions. » Antoine Ley et Marc Lauenstein complètent le podium du challenge Salomon. «  Monter sur le podium était mon objectif, avoue Antoine Ley. Il est atteint et je suis très content. Ce 42 km s’est bien passé. Je suis resté avec le groupe de tête jusqu’au kilomètre 6 mais je n’avais pas malheureusement les jambes des grands jours. La pluie et le froid au sommet m’ont surpris. Dans la descente, je me suis un peu plus libéré pour arriver en huitième position à Barcelonnette. Mathieu était plus fort que moi et mérite largement d’être sur la plus haute marche du podium du challenge. »

 

Parcours Elite du Trail Ubaye Salomon 2017.

 

Côté espoir homme, Romain Wyndaele précède Antoine Pelcat et Lucas Lengard

 

photo : remi morel

TRAIL UBAYE : 4 FEMMES POUR LE PODIUM FINAL 2017

Quatre femmes pour trois podiums

 

Juliet Champion n’a pas encore mathématiquement gagné, même si le 9 juillet elle a ajouté à sa victoire d’étape sur la Bouillonnante dans l’Ardenne Belge, celle sur le Luchon Aneto trail. « Avec 2682 mètres d’altitude sur le sommet du Chapeau de Gendarme, ce sera mon trail le plus haut. Je l’aborde avec humilité et un esprit ouvert et réceptif. J’ai envie de profiter de cette nouvelle expérience et de la partager avec les autres coureurs. »

Audrey Bassac, a terminé dixième et quatrième des étapes sur l’Ergysport trail du Ventoux et sur la Salomon Gore-Tex Maxi-Race. « La dernière étape en Ubaye est mon coup de cœur, avec son trail de montagne à proximité du parc du Mercantour. Je le fais chaque année au milieu de mon bloc estival et passe plusieurs jours dans le coin. Je vais essayer de rester définitivement sur le podium. »

Sophie Endres à l’exemple de Juliet Champion est davantage habituée à l’Ardenne belge ou luxembourgeoise qu’aux montagnes des massifs alpins ou pyrénéens. « Lors de mon inscription à la Bouillonnante, j’ai découvert les autres courses du Challenge Salomon et j’ai voulu participer aux 42 km de la Salomon Gore-Tex Maxi-Race, du Marathon du Mont-Blanc et de l’Ubaye Trail Salomon. Ces trails correspondent à ma distance préférée. Mon état de forme est pas mal, j’espère bien gérer le trail en Ubaye. »

Mari Iwakura, deuxième l’an dernier du challenge Salomon aimerait monter encore sur le podium au terme de la dernière étape. « Sur ce challenge les itinéraires bien balisés me permettent d’évoluer en montagne et d’en découvrir les paysages et spécificités techniques Mes points forts en trail sont l’endurance et la récupération mais il faut que je progresse dans les descentes. »

JULIET CHAMPION ET ANTOINE LEY REMPORTE LE LUCHON ANETO TRAIL

Juliet Champion et Antoine Ley ont remporté le 45 km du Luchon Aneto Trail, avant dernière étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2017. Marie Vinet, Marie Dorval-Bory, Matthieu Zanesi et Quentin Raissac, montent sur la deuxième et troisième place du podium.

 

Juliet Champion découvre les marathons au profil montagneux

 

Juliet Champion, team Trakks Betrail Swift running club, née en Ouganda est de nationalité Britannique mais habite en Belgique. Elle affiche un beau palmarès en courses sur bitume, semi-marathon et marathon. « Cette année j’ai eu envie de découvrir des marathons au profil montagneux et de participer à l’Over the Mountain Running Challenge. Après ma victoire sur la Bouillonnante j’ai voulu tenter de décrocher une belle place sur le 45km du trail de Luchon et suis satisfaite de ma victoire. J’ai en prime pu découvrir une belle région. Je serai le 6 août sur le 42 km de l’Ubaye trail Salomon afin d’essayer de conserver ma place de leader dames. »

 

Duel très serré entre Antoine Ley et Matthieu Zanesi

 

Sur la ligne d’arrivée Antoine Ley, team endurance shop Montpellier, devance de 42 seconde Matthieu Zanesi au terme d’une belle joute sportive. « On s’est tiré la bourre pratiquement depuis le départ et Matthieu a été un adversaire particulièrement coriace. J’avais en tête de bien faire tout en sachant que rien n’est jamais joué à l’avance. Mes jambes répondaient et je n’ai pas eu de coup de mou. Ce 45 km est un super trail. Même si son dénivelé positif de 2800 m parait imposant son profil permet de bien le passer. Figurer en bonne position au Challenge Salomon est un des objectifs de ma saison. » Antoine Ley grâce à sa victoire à Luchon et ses points récoltés dans deux autres étapes est désormais classé deuxième homme à 240 points derrière Mathieu Martinez. Guillaume Boutinaud, Toulouse, signe le meilleur chrono chez les espoirs et le dixième du scratch.

D’autres courses étaient au programme du Luchon Aneto trail. Le 75 km de la Route 3404 a été remporté par Véronique Lievin et Julien Courbet. le 21 km de la Kbour a vu la victoire de Mylène Bacon et de Benoît Galand, le 14 km de la Ravi Sente celle de Pauline Castex et de Rodolphe Brenot.

 

6 août l’Ubaye Trail Salomon pour ultime arbitre

 

Le 6 août autour de Barcelonnette, la dernière étape a pour support le 42 km de l’Ubaye Trail Salomon. Chez les femmes et les hommes, ils sont plusieurs à pouvoir prétendre à une victoire à l’exemple de Juliet Champion, Mathieu Martinez, Antoine Ley qui ont déjà confirmé leur participation. Romain Wyndaele qui sera également présent, ne peut plus être battu dans la catégorie espoir homme. En revanche rien de définitif pour la deuxième et troisième place.

D’autres courses étaient au programme du Luchon Aneto trail. Le 75 km de la Route 3404 a été remporté par Véronique Lievin et Julien Courbet. le 21 km de la Kbour a vu la victoire de Mylène Bacon et de Benoît Galand, le 14 km de la Ravi Sente celle de Pauline Castex et de Rodolphe Brenot.

 

Crédit photos : Jérôme Cau.

Kilian Jornet retour gagnant sur le 42 km du Marathon du Mont-Blanc

Kilian Jornet, après des victoires en 2012, 2013 et 2014 et son absence en 2015 et 2016, a fait ce dimanche 25 juin à Chamonix un retour gagnant sur le 42 km du Marathon du Mont-Blanc. Ambassadeur et icone du trail au prestige encore augmenté suite à ses deux récents exploits sur l’Everest, il a éclaboussé de sa personnalité et talent cette édition du Marathon du Mont-Blanc. Au-delà de sa victoire attendue et logique, sa participation a ravi les trailers de tous niveaux et encore renforcé l’engouement populaire et médiatique autour de cette course.

 

Kilian Jornet juge cette course difficile

Une victoire pas évidente pour Kilian Jornet, face à un somptueux plateau international de trailers, qui ne l’ont pas ménagé et attaqué sportivement à plusieurs reprises. Parmi ses plus coriaces adversaires le Norvégien Stian Angermund-Vik qui a été distancé que sur la fin et termine deuxième. L’Américain Max King, complète le podium. Chez les femmes victoire de l’Américaine Megan Kimmel devant la Suédoise Ida Nilsson et la Canadienne Annie Jean. « Je suis vraiment heureux d’avoir retrouvé ce niveau, précise Kilian Jornet. C’était une course vraiment difficile et quinze coureurs sur la ligne de départ avaient une chance de gagner. »

 

Thibaut Baronian content mais un peu frustré

Marc Lauenstein, vainqueur en 2015 prend la quatrième place. «  Elle correspond à ma forme actuelle. J’ai éprouvé de bonnes sensations et beaucoup de plaisir. Kilian Jornet et Stian Angermund-Vik sont très forts. » Venu avec l’espoir de décrocher un top 10 Thibaut Baronian a atteint son objectif . «  Je suis content mais un peu frustré. A la Flégère après 37 km de course une cinquième place était dans mon viseur, mais j’ai eu un coup de moins bien qui m’a néanmoins permis d’espérer terminer sixième. Hélas la situation s’est encore aggravée dans le dernier kilomètre et j’ai franchi la ligne d’arrivée en septième position. Ce n’est pas tous les dimanche que je cours avec les meilleurs mondiaux. C’est très excitant, instructif et enrichissant.  »

 

Romain Wyndaele va se souvenir longtemps du départ

Le hasard a voulu que Kilian Jornet sur la ligne de départ se trouve à côté de Romain Wyndaele, l’une des jeunes pousses talentueuses du trail. «  Un heureux moment pour moi, affirme Romain Wyndaele. C’est la première fois que je cours avec Kilian dans un même trail et je suis certain que je me souviendrai de ce moment. Kilian a eu envie de se mettre un peu en retrait pour un départ plus discret et la chance a voulu qu’il choisisse de se placer à côté de moi. Je l’avais déjà rencontré plusieurs fois. Il est super cool, très simple, accessible malgré sa notoriété. Il contribue à l’essor du trail et donne envie à beaucoup de gens de le pratiquer. De par ses qualités physiques, techniques et humaines il reste la référence. » Quelques heures plus tard, malgré des crampes, Romain Wyndaele terminait deuxième espoir et confortait sa place de leader du classement espoir du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2017, dont la 42 km du Mont-Blanc tenait lieu de quatrième étape.

SALOMON GORE-TEX MAXI RACE

Le 42 km de la Marathon-Race comptait pour troisième étape de l’Over The Mountain Running Challenge. Clément Molliet l’emporte devant Elie Besson-Pithon et Robin Cattet. Cécile Clet prend la première place, suivie de Christelle Bassereau et Julie Galland. Gédéon Pochat, 22 ans, finit quatrième à 32 secondes du podium. « Je connais bien le parcours, affirme Gédéon Pochat et je suis parti assez lentement. J’ai occupé successivement chaque place du podium avant d’en descendre dans les derniers kilomètres où je me suis senti moins bien. Je suis assez satisfait de mon résultat. Il est encourageant pour la suite de ma saison. » Après trois étapes Audrey Bassac et Mathieu Martinez sont les nouveaux leaders dames et hommes, Romain Wyndaele prend seul la tête chez les espoirs. Prochain rendez-vous de ce challenge le 25 juin sur le Marathon du Mont-Blanc.

LA BOUILLONNANTE / Michel Lanne satisfait sous tous les angles

LA BOUILLONNANTE / Michel Lanne satisfait sous tous les angles

Michel Lanne, dans l’Ardenne Belge, a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée du 50 km de la Bouillonnante, deuxième étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2017. Les Belges Olivier Remacle et Nicola Bucci complètent le podium. Chez les dames victoire de la Britannique Juliet Champion. Le ciel était nuageux, l’ambiance autour de la course très chaleureuse.

Michel Lanne, team Salomon France Élite, a évolué à l’avant en compagnie de Nicola Bucci avant de le distancer à partir du km 20 et de creuser les écarts dans les dix derniers kilomètres. « Je savais que cela allait être difficile avec une succession de bosses et de relances sans temps mort. J’avais envie de retrouver du rythme et de l’aisance dans les descentes. Mes jambes ont bien répondu malgré le peu de course à pied emmagasiné depuis le début d’année. Je sais que je manque encore de volume et qu’il me reste encore beaucoup d’entraînement à effectuer avant le 83 km de la Maxi-Race fin mai sur les sommets autour du lac d’Annecy. Je suis satisfait sous tous les angles de mon déplacement en Belgique !  »

Les tops 5 et 3

50 km La Bouillonnante

Dames

1 Julie Champion, Royaume-Uni, 05:34:35

2 Chariek De Cock, Kalenji team Belgique, 06:00:50

3 Reul Bénédicte, L’amicause Toujours, Belgique, 06:03:23

 

Hommes

1 Michel Lanne, team Salomon France Élite, 04:16:23

2 Olivier Remacle, Herve Athlétique club, Belgique 04:25:38

3 Nicola Bucci, team Salomon Belgique, 04:31:28

4 Mathieu Martinez, France, 04:38:47

5 Florentin Gooris, Tharés team trail, Belgique, 04:46:48

22 AVRIL / LA BOUILLONNANTE

22 avril le Salomon Over the Mountain Running Challenge découvre l’Ardenne Belge

Etienne Van Gasse, team Salomon Belgique, après avoir terminé sur les pentes du Ventoux, quatorzième de la première étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2017, va vivre le 22 avril la deuxième dans les coulisses en tant qu’organisateur. Cette étape aura pour support le 50 km de la Bouillonnante qui doit son nom à la ville de Bouillon dans l’Ardenne belge. Cette distance a évolué au cours des années. « Mes parents qui font également partie de l’organisation, déclare Etienne Van Gasse, passent énormément de temps dans le coin. Ils ont envie de partager avec les trailers chaque découverte de nouveaux passages ou sentiers. »

Une trentaine de bosses à gravir

Un partage qui semble apprécié puisqu’en quelques heures les 600 dossards disponibles sur la distance retenue pour le circuit Over The Mountain ont été distribués. Le 50 km au profil en dent de scie se résume à une succession d’une trentaine de bosses qui totalisent 2500 mètres de dénivelé positif, loin du Plat Pays chanté par Jacques Brel et se situe dans la moyenne de celui des autres étapes. « Les montées, affirme Etienne Van Gasse, ont quelques dizaines de mètres à 280 mètres de dénivelé et ne laissent pas beaucoup de temps de repos. Les trailers pourront néanmoins admirer quelques belles crêtes schisteuses et des lieux réputés en Ardenne belge: crêtes de Frahan, tombeau du Géant, abbaye de Cordemois. Moments forts de notre trail : le départ au cœur du château de Bouillon avec la traversée de son pont-levis et le passages à gué en fin de parcours. »

Michel Lanne, les Belges Nicola Bucci, Olivier Remacle, font partie des grosses pointures. Des trailers des Pays-Bas ont le potentiel pour jouer la gagne.

Michel Lanne ouvre sa saison

Cet hiver, Michel Lanne, a basé son entraînement sur de l’endurance en ski de randonnée et a repris la course à pied une fois la neige disparue de ses sommets voisins. Le week-end de Pâques, sur les hauts plateaux de la province du Yunnan, il a terminé un rassemblement et entraînement de coureurs venus de différents teams nationaux Salomon élite. « Une semaine loin de la compétition, fort appréciable dans une ambiance décontractée et vraiment sympa. La priorité était de courir et découvrir de nouveaux terrains de jeu. Nous avons évolué entre 3300 et 4500 m. Cet entraînement en altitude sera sûrement bénéfique dans les prochaines semaines, mais a été assez éprouvant. Le manque d’oxygène nous coupait littéralement les jambes et générait pas mal de fatigue. »

Michel Lanne, a choisi d’ouvrir sa saison de trail sur le 50 km de la Bouillonnante. « Je connais depuis des années la réputation de la Bouillonnante. Lors du marathon du Montcalm, que nous avons couru ensemble, Etienne Van Gasse m’a branché sur la beauté de ses terrains de jeu. L’idée de faire un tour du côté de l’Ardennes belge m’a séduit. En plus, on m’a dit que les Belges et les organisateurs de la Bouillonnante ne sont pas les derniers pour partager quelques bonnes bières. Il ne m’en fallait pas plus pour me laisser définitivement convaincre ! Le 50 km de la Bouillonnante va me permettre de reprendre contact avec le trail et de me faire plaisir. Je sais que ma forme actuelle n’est pas phénoménale. C’est tout à fait logique par rapport à mes objectifs de l’été. Je suis certain que l’enchaînement des bosses doit vraiment rendre le parcours très difficile. »

Nicola Bucci vainqueur 2016 au départ

 Nicola Bucci, 27 ans, team Salomon Belgique, est l’une des valeurs montantes du trail Belge. En 2013 il découvre ce sport ainsi que la Bouillonnante avec à la clé une quinzième place sur le 53 km. Très vite il améliore ses chronos et monte sur les podiums. Fin 2015, il conclut une belle saison par une troisième place au championnat de Belgique. Parmi ses bons résultats 2016 une victoire sur le 72 km de la Bouillonnante, une autre sur le Marathon du Larzac et une septième place au Cross du Mont-Blanc. « La Bouillonnante est en Belgique mon trail de référence. On y retrouve souvent les meilleurs de la discipline. J’ai la chance de connaître les organisateurs, c’est une course qui reste très familiale. Leur association sans but lucratif soutient chaque année des projets caritatifs. Le parcours est technique avec des singles et du dénivelé. J’apprécie plus particulièrement la traversée à plusieurs reprises de la Semois et « The Wall » un mur de 150 mètres de dénivelé positif qui pique bien. Je garderai longtemps en mémoire lors de ma victoire en 2016 la bagarre jusqu’au dernier ravitaillement avec Baptiste Posecak et la délivrance quand je me suis retourné dans l’ultime descente et réalisé que j’allais gagner. J’espère avoir la forme le jour J, mes entraînements commencent à être réguliers. »

 Olivier Remacle un champion de Belgique en mode découverte

Le 24 septembre dernier Olivier Remacle, Herve Athlétique Club, décroche le titre de champion de Belgique 2016 de trail et succède à Etienne Van Gasse vainqueur en 2013, 2014 et 2015. En février il bat son record en semi marathon avec un temps de 1 h 8 mn 40 s et termine le 27 mars troisième du 55 km des Crêtes de Spa qui a un profil identique à celui de la Bouillonnante. «  Je me réjouis d’être au départ du 50 km de la Bouillonnante qui s’inclut dans ma préparation au Marathon du Mont-Blanc. Côté résultat, je verrai, l’important sera de prendre du plaisir ! Je n’ai jamais couru dans cette région de Belgique. Ma forme actuelle est plutôt bonne même si je n’arrive pas à m’entraîner plus de cinq fois par semaine. Je suis indépendant horticole et le beau temps étant là, je travaille plus de 60 heures par semaine. »

Adeline Roche et Marc Lauenstein, vainqueurs du Ventoux 2017

Dimanche 19 mars à Bédoin, Adeline Roche et Marc Lauenstein ont remporté la première étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2017 qui avait pour support le 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux. Le niveau des trailers engagés était impressionnant. Si les température très agréables sur les contreforts du Ventoux avaient 24 heures d’avance sur le printemps, la partie sommitale du Ventoux était balayée par de fortes rafales de vent qui déséquilibraient parfois les trailers.

Adeline Roche du marathon au trail : Adeline Roche venue en priorité essayer de décrocher sa sélection aux mondiaux était déjà seule à l’avant vers le 16ème kilomètre.  » J’avais repéré le tracé. Ne connaissant pas mes écarts avec mes poursuivantes, j’ai géré mes efforts le mieux possible et bénéficié de bonnes sensations. Sur les parties roulantes finales je me suis fait énormément plaisir. » Après 23 ans d’athlétisme et de belles performances en marathon dont un chrono de 2 heures 38 minutes, Adeline a eu envie de pratiquer le trail qui est devenu depuis septembre dernier sa discipline sportive principale.

Lucie Jamsin une stratégie payante : Lucie Jamsin, deuxième espérait elle aussi se qualifier aux mondiaux. « Mon départ et ma montée au sommet du Ventoux ont été assez prudents. Je suis passée en 5ème position au point culminant. Sachant que je n’étais pas loin de celles qui me précédaient et que la course serait encore longue avec les bosses qui nous attendaient, j’ai gardé des forces.  » La stratégie de Lucie a été payante, elle a pu aller vite et grignoter des places sur la fin du tracé.

Marc Lauenstein une rencontre en majuscules avec le Ventoux : Le Suisse Marc Lauenstein qui précède sur la ligne Ludovic Pommeret et Nicolas Martin gardera longtemps en mémoire sa première rencontre avec le Ventoux. » Je suis resté assez longtemps dans le petit peloton des leaders. Je me sentais à l’aise et la montée s’est bien déroulée. En passant seul en tête sur les crêtes du Ventoux j’ai eu l’impression d’être au sommet du monde et j’ai pris le temps malgré le vent d’admirer un magnifique panorama. Etre devant m’a permis de jouer avec le terrain, sans confrontation directe ni le chrono forcement dans ma tête. Bravo aux organisateurs pour avoir rendu le tracé particulièrement ludique. »

Ludovic Pommeret objectif rempli : Ludovic Pommeret engagé du 8 au 11 mars sur la Pierra Menta n’a pas abordé ce 46 km dans des conditions optimales.  » J’étais très motivé pour faire partie de la sélection et je suis très content d’avoir réussi. J’ai eu un peu de mal au début à suivre les meilleurs car le rythme était rapide, mais progressivement les choses se sont améliorées et j’ai repris des places dans la fin de la montée sur le Ventoux rendue encore plus difficile par le vent violent. Je suis descendu vite et j’ai assez bien négocié les bosses.  »

Nicolas Martin bravo à Marc pour sa victoire : Nicolas Martin a également réussi une belle course. » J’avais d’assez bonnes sensations. Lorsque Marc a accéléré j’ai essayé de tenir mais j’ai senti que j’étais en sur régime et j’ai préféré rester en compagnie de Romain Maillard. Je suis content de sa qualification et de celle de Ludovic. Bravo à Marc pour sa victoire sans connaitre le parcours, c’est très costaud ! »

Les tops

46 km

Femmes

1 Adeline Roche, 04:24:09.

2 Lucie Jamsin, 04:38:37.

3 Amandine Ferrato, team Hoka, 04:39:33.

4 Anne-Lise Rousset, team Oxitis, 04:40:38.

5 Sandra Martin, Csma-Ceramiq, 04:56:58.

 

Hommes

1 Marc Lauenstein, team Salomon Suisse, 03:48:41.

2 Ludovic Pommeret, team Hoka, 03:49:28.

3 Nicolas Martin, team Hoka, 03:50:37.

4 Romain Maillard, team trail Eric Favre Sports Nutrition, 03:50:45.

5 Emmanuel David, team Terre de Running, 03:55:36.

6 Adrien Michaud, Coureur du Monde en Isère, 03:57:22.

7 Sylvain Court, Bouliac Sports Plaisirs, 04:00:04.

8 Alexis Charles, team Tooraid, 04:00:44.

9 Xavier Thévenard, team Asics, 04:02:01.

10 Sébastien Spelher, Adidas, 04:03:09.

2016 : réactions des vainqueurs

HOMME : Gaël Reynaud les sentiers montagneux pour terrain de jeu

gael

Gaël Reynaud, team Optisport-Uglow, réside à Val-des-Près. Tout jeune, il a joué au football avant de s’adonner, en loisir ou entraînement, au VTT, cyclisme et escalade. A quinze ans, faute d’avoir un dossard coureur, il participe avec son cousin et ses sœurs, au 17 km de la Die-col du Rousset dans la catégorie randonneur. Toute sa famille pratique les sports de montagne dont le trail. Courir sur les sentiers est devenu sa normalité. Il aime toutes les facettes que le trail peut amener sur des distances de 10 à 80 km tout en privilégiant ceux techniques avec un profil montagneux et des beaux paysages.

C’est génial de partager notre sport en couple

Le 11 septembre à Serre Chevalier, dans les secondes qui ont suivi sa victoire sur le 49 km et au classement général du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016, sa compagne Océane Boutarin, qui venait de remporter le 26 km a été la première à le féliciter.  » C’est génial de partager notre sport en couple, constatent Océane et Gaël. Il nous permet de nous retrouver au quotidien et il est source de motivation mutuelle. On fait un maximum de sorties ensemble en vélo ou à pied et partageons de nombreux déplacements le week-end. Le trail fait partie de notre vie. »

Cette victoire est  mon meilleur résultat

Gaël est très satisfait de sa victoire au Challenge.  » J’avoue qu’elle est pour moi un peu inattendue. Je voulais bien figurer mais n’osais pas y penser comme objectif. C’est pour l’instant mon meilleur résultat. J’espère qu’il va être un tremplin et pas un aboutissement. J’ai participé à ce Challenge car deux de ses étapes étaient déjà dans mon programme initial et du coup je me suis dit que ça ferait une bonne ligne pour cette année. Les étapes sont toutes d’un niveau relevé et les parcours vraiment bien ! Elles m’ont offert de belles bagarres sportives avec l’obligation d’être à fond dans l’effort, ce qui permet chaque fois de se dépasser. La place reste un peu secondaire tant qu’on prend du plaisir ! J’ai préféré la dernière étape, pas parce qu’elle était à deux pas de la maison, mais grâce à son super parcours de montagne avec que du single, des crêtes, deux vrais sommets en altitude et une super organisation Mon meilleur souvenir sur ce Challenge est le sprint avec Erik Clavery sur les derniers kilomètres du Ventoux. J’étais cuit, mais quand il m’a rattrapé, je ne sais pas d’où est sortie cette énergie, mais j’ai été capable de relancer fort jusqu’à la ligne et partager avec lui la septième place !  »

FEMME : Marie-Noëlle Bourgeois un rêve un peu inespéré

marie-noelle

Marie-Noëlle Bourgeois, professeur d’anglais née à Albi, habite à La Réunion depuis trente ans. Attirée par la montagne Marie-Noëlle découvre le trail en 2010 après avoir fait du golf, de la natation, un peu d’escalade et du vélo. Plus jeune elle accompagnait son père qui courait beaucoup en montagne. Entre temps il y a eu les années de fac, la naissance de son fils, beaucoup de voyages. Ce n’est que plus tard, de retour sur l’île, en accompagnant les copains engagés sur le Grand Raid, qu’elle a remis les pieds sur les sentiers.

 J’étais loin de penser que je gagnerais

Marie-Noëlle Bourgeois, première des étapes de la Verticausse et du Luchon Aneto Trail, s’est classée cinquième de l’Ubaye Trail Salomon et huitième de l’Ergysport trail du Ventoux.  » Je suis bien sur ravie de ma victoire car ce challenge était mon premier objectif 2016. J’ai eu la chance de pouvoir prendre le départ de quatre étapes. Un rêve un peu inespéré. J’étais loin de penser que je gagnerais. Au-delà de la performance l’important est d’avoir abouti mon projet malgré tous les moments de doute, car il n’était pas toujours facile de partir. Merci à tous ceux qui m’ont fait confiance et accompagné dans cette aventure, à mon team qui m’a toujours encouragée dans mes idées même les plus farfelues et aux organisateurs de ce challenge et de ses étapes. Courir en métropole permet de se confronter à des parcours et des terrains nouveaux, des concurrentes que l’on ne connaît pas, renforce l’expérience et la confiance en soi, ce qui est enrichissant pour la suite. C’est certain, je reviendrai courir sur le continent !  »

Le concept m’a bien plu

Marie-Noëlle a choisi ce challenge pour support de ses courses dans l’hexagone pour plusieurs raisons.  » Son concept m’a bien plu. Il a donné un fil conducteur à mes entraînements, progression, objectifs et permis de rythmer ma saison d’une façon sympa. Les courses me convenaient car chacune avait un bon dénivelé, un charme particulier et une authenticité unique. Les sites et les parcours sont très importants et essentiels dans les choix des trails. J’aime les terrains arides et montagneux, les forts dénivelés positifs. Trois des quatre trails où j’étais présente montaient à 2500 m d’altitude, c’était décisif dans mon choix. Je n’étais pas au top sur deux des étapes mais c’est ainsi, il y a aussi les aléas de la vie, des voyages.  »

ESPOIR : Quentin Raïssac une domination sans partage

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Quentin Raïssac, étudiant en STAPS vit à Saint-Gély-du-Fesc et a derrière lui neuf ans de kayak slalom jusqu’au niveau N2. Il a débuté en trail en 2012 et s’est lancé sérieusement dans son entraînement en 2014. Passionné d’outdoor et d’efforts brefs et intenses ou longs, ce choix lui est venu naturellement. Il aime beaucoup se retrouver en nature et surtout en montagne. sur des terrains très techniques et bien caillouteux et trouve des sensations qui lui plaisent autant sur les trails courts que longs.

J’ai eu envie de me tester sur des courses plus longues

Quentin Raïssac premier espoir des étapes de l’Ergysport Trail du Ventoux et Luchon Aneto Trail, a terminé deuxième de celle sur la Verticausse.  » Pour ma dernière année chez les espoirs je suis heureux de prendre la première place de ce challenge dans cette catégorie, c’était mon objectif principal de l’année. J’ai eu envie de me tester sur des courses plus longues et des parcours. Ce Challenge a bien répondu à mes attentes avec des trails répartis sur différents lieux tous aussi beaux. Il m’a également donné l’occasion de me confronter à un plateau d’athlètes toujours à la hauteur, ce qui est un point important. J’espère que cette victoire en appellera d’autres chez les seniors. Il va falloir que je me prépare à fond pour rivaliser avec une concurrence extrêmement rude. « 

2 et 3 juillet un week-end chargé

L’étape sur le Luchon Aneto trail est la préférée de Quentin.  » D’abord parce qu’elle est tombée le week-end des Natural Games à Millau où j’ai passé participer le samedi à The Race, une course sur le final des Templiers. La remise des prix s’est faite vers minuit puis un pote m’a conduit jusqu’à Luchon. J’ai pris le départ sans avoir dormi une seule minute. J’ai cru que je ne tiendrai pas plus de 10 km mais le corps a répondu de plus en plus présent. Le parcours était vraiment magnifique avec des passages en altitude et des vues comme on en rêve, alors j’ai continué et pris un maximum de plaisir. «  Autre bon souvenir de Quentin, la première moitié de la Verticausse qu’il a partagée avec des amis comme Thierry François, Thomas Saint Girond et Hugo Ferrari.

 

Amandine Ferrato et Nicolas Perrier vainqueurs du 42 km de l’Ubaye Trail Salomon

Le 42 km, épreuve reine, a été remportée par Nicolas Perrier. Longtemps en deuxième position derrière Thibaut Baronian, il a gardé assez de force dans les trois derniers kilomètres pour parvenir à le doubler. Germain Grangier complète le podium. « Le tracé est génial, déclare Nicolas Perrier. Les sons des cloches en haut du Chapeau de Gendarme ont donné une super ambiance. De la forêt de mélèzes jusqu’aux arrêtes en passant par des rochers, les paysages sont très variés, mais toujours aussi beaux. Au niveau des sensations, la première montée ne s’est pas super bien passée puis j’ai trouvé mon rythme Je suis très heureux de ma victoire. »

Les deux premiers tiers de la course de Thibaut Baronian se sont plutôt bien déroulés avant qu’il éprouve des crampes intestinales dans la descente. « J’étais tellement crispé que je n’arrivais plus à courir sur la fin. Concernant la forme physique, je n’étais pas au top, avec deux entorses récentes cette année, c’était très difficile. Bravo à Nicolas, il était le plus fort ! » A noter que Nicolas Perrier et Thibaut Baronian abaissent tous deux l’ancien record de la course détenu depuis 2014 par Greg Vollet en 3 heures 58 minutes 9 secondes.

Amandine Ferrato a largement dominé ce 42 km.  » En suivant les conseils de mon entraîneur, j’ai pu gérer ma course comme il faut. En tête dès le début, j’ai couru à mon rythme. Après le Chapeau de Gendarme, je me suis mise en mode compétition avec pour objectif de ne laisser passer aucun mec ! C’est la première fois que je cours sur ce parcours exigeant. J’ai été impressionnée par les massifs si majestueux devant lesquels on ne peut que s’incliner. J’ai adoré la montée du Chapeau de Gendarme qui est drôle et ludique. L’organisation est au top et le temps magnifique. 

 

Leader après 4 manches

Julien Courbet premier après 4 étapes de Salomon Over the Mountain Running Challenge commence à rêver d’un top 5 au final et va essayer d’augmenter son capital points sur le 42 km de l’Ubaye Trail Salomon. » Ce serait pour moi, une énorme satisfaction et une belle progression. Cette année j’ai choisi de passer un cap dans ce sport et particulièrement dans le format marathon de montagne. A chaque étape je découvre des trails prestigieux, côtoie des grands noms de la discipline et évolue dans des paysages somptueux. »

Julien Courbet, team Chullanka Toulouse, ancien cycliste de niveau régional a débuté la course en montagne en arrivant à Cauterets en 2013. Après avoir répété ses gammes sur des courtes distances, il les a progressivement augmentées ainsi que les dénivelés. En 2014, il s’inscrit avec beaucoup d’insouciance au 160 km du grand Raid des Pyrénées sans jamais avoir fait plus de 35 km de course et termine dixième, avant de le remporter en 2015.

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Julien Courbet n’a jamais couru sur les sentiers de la Vallée de l’Ubaye mais il y a déjà escaladé plusieurs de ses sommets, dont la Tête du Sanglier, lors d’un stage montagne gendarmerie.

Leader après 4 manches

Ils sont en tête des classement du Salomon Over the Mountain running Challenge après 4 manches : découvrez les 3 leaders : Aujourd’hui, Marie-Noelle Bourgeois

Marie-Noëlle, team Raidlight la Réunion , est l’ actuelle leader du classement général féminin et compte bien terminer sur le podium.  » Ce challenge donne un fil conducteur à ma saison. Les courses sélectionnées sont magnifiques, et sportivement intéressantes au niveau de leur technicité. Elles ont toutes un cachet à part entière. J’attends l’étape en Ubaye avec impatience. »

Attirée par la montagne Marie-Noëlle découvre le trail en 2010. Parmi ses meilleurs résultats une victoire au trail de Bourbon 2013, une autre sur le 75 km du Luchon Aneto Trail et une troisième place au Tarawera Ultra trail 2014.  » Plus jeune j’accompagnais mon père qui courait beaucoup en montagne. Entre temps il y a eu les années de fac, la naissance de mon fils, beaucoup de voyages. Ce n’est que plus tard, de retour sur l’île, en accompagnant les copains engagés sur le Grand Raid, que j’ai remis les pieds dans les sentiers.  »

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Leader après 4 manches :

Ils sont en tête des classement après 4 manches : découvrez les 3 leaders : Aujourd’hui, place au jeune avec Quentin Raïssac, leader du classement espoir :

Quentin Raïssac, un des jeunes espoirs du trail

Quentin Raïssac, jeune pousse très talentueuse du trail solidement installé à la première place du classement général provisoire espoir s’est fixé parmi ses objectifs de la saison de le remporter dans cette catégorie. « Ce Challenge offre des courses avec des parcours de qualité qui restent toujours beaux et techniques avec une quantité intéressante de dénivelé ! Il réunit un plateau de bons athlètes et il est le seul à proposer un titre en espoir au niveau national ! « 

Quentin Raïssac, Endurance Shop Millau- Patagonia/ Alès Cévennes Athlétisme Etudiant en STAPS a pratiqué pendant 9 ans le kayak slalom jusqu’au niveau N2 avant de découvrir le trail en 2012.  » Ce choix m’est venu naturellement car je suis passionné d’outdoor et d’efforts brefs et intenses ou longs. J’aime beaucoup me retrouver en nature et surtout en montagne. J’affectionne les terrains très techniques et bien caillouteux mais je n’ai pas de distance favorite et trouve des sensations qui me plaisent autant sur les trails courts ou longs.  »

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photos : (c) https://www.facebook.com/jfaurevincent/

Trail Ubaye Salomon : 5eme manche

7 août destination Ubaye pour le Salomon Over the Mountain running Challenge

Marie-Noëlle Bourgeois, Julien Courbet et Quentin Raïssac, sont les leaders provisoires des classements femmes, hommes et espoirs. Rien n’est encore définitivement joué et il faudra attendre Serre Chevalier pour connaitre le verdict. Sur un total de six étapes seuls les trois meilleurs résultats sont comptabilisés. Parmi les engagés sur le 42 km autour de Barcelonnette figurent : Océane Boutarin, Amadine Ferrato, Ines Ulrich, Thibaut Baronian, Julien Courbet, Gaël Reynaud, Martin Schedler… Dans la catégorie espoir on note la présence de Thibault Mouchart et Gédéon Pochat.

Luchon Aneto Trail : Marie-Noëlle Bourgeois, Julien Courbet et Quentin Raissac grappillent de précieux points

La Réunionnaise a été seule en tête du départ à l’arrivée. « Je suis super contente de mon résultat. En début de course je me suis sentie un peu fatiguée et je n’ai pas éprouvé de bonnes sensations. Heureusement elles sont revenues progressivement et j’ai profité des montées pour creuser les écarts. J’ai apprécié le tracé, sa technicité, ses gros écarts d’altitude. »

Nicolas Bouvier-Gaz monte sur la plus haute marche du podium. « Gagner ce 45 km est une belle satisfaction. J’ai évolué seul à l’avant d’entrée de jeu et jusqu’à l’arrivée, ce qui m’a permis de choisir mon rythme et de bien gérer ma course. Tout s’est bien passé malgré quelques inévitables coups de mou. J’ai même réussi à me relancer dans les dix derniers kilomètres. »

Stéphane Bacou et Julien Courbet décrochent la deuxième et troisième place. « J’ai abordé ce trail, presque à domicile, avec un stress inhabituel après une semaine où j’ai très mal dormi, constate Julien Courbet. Heureusement, mon entourage m’a pleinement soutenu. Deuxième au quinzième kilomètre j’ai ensuite eu des crampes à partir du vingtième. Je pense avoir réussi à franchir un cap et vais essayer d’aborder plus sereinement la prochaine étape autour de Barcelonnette. » Déjà leader au général de l’Over the Mountain Running Challenge, Julien Courbet marque de nouveaux points et peut déjà raisonnablement penser à un top cinq au final.

Dans la catégorie espoir Quentin Raissac et Benjamin Kervevan se classent premier et deuxième de cette étape Pyrénéenne et se retrouvent dans une position identique au général. Même si mathématiquement tout reste possible Quentin Raissac a de fortes chances de l’emporter.

Cédric Fleureton et Ida Nilsson vainqueurs du 42 km du Marathon du Mont-Blanc

Cédric Fleureton et la Suédoise Ida Nilsson décrochent la victoire. Amandine Ferrato et la Russe Ekaterina Mityaeva sont deuxième et troisième ainsi que Xavier Thévenard et Matthieu Brignon.

Amandine Ferrato, réalise sa plus belle performance en trail.  » Bravo à Ida Nilsson, elle était la plus forte. Le 42 km du Mont-Blanc constituait mon objectif de l’année. Je suis très heureuse de ma deuxième place. Un moment rattrapée puis doublée par Ekaterina Mityaeva dans les derniers kilomètres j’ai réussi à la rejoindre et à la distancer. »

Cédric Fleureton, ancien triathlète de haut niveau a pris définitivement les commandes de la course au bout de 100 mètres et évolué ensuite en tête jusqu’à l’arrivée. « J’aime bien faire la course devant et sans calcul. Mes jambes et sensations étaient bonnes mais j’ai un peu pioché sur la fin. Je me suis contenté alors de gérer mon avance. Ce 42 km constituait un de mes gros objectifs 2016. L’avoir gagné me satisfait pleinement, d’autant plus que je suis davantage à l’aise sur des distances entre 10 et 30 km. »

 

 

 

 

 

 

Marie-Noëlle Bourgeois et Michel Rabat vainqueurs du 42 km de la Verticausse

Dimanche 8 mai à Saint-Georges-de-Luzençon, près de Millau, le 42 km de la Verticausse, a été remporté par Marie-Noëlle Bourgeois et Michel Rabat. Le temps était nuageux, avec quelques éclaircies en début de course et une petite pluie fine ensuite. Le public présent sur de nombreux points et les bénévoles, ont beaucoup encouragé les trailers, ajoutant parfois à leurs cris le son des cloches. Le tracé était très exigeant avec sans cesse des montées/descentes, relances et un terrain souvent instable.

Marie-Noëlle Bourgeois 20 000 km en avion pour 42 km de course

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Marie-Noëlle Bourgeois, team Raidlight la Réunion, déjà présente sur le 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux a fait un nouvel aller retour de près de 20 000 km pour être au départ de cette deuxième étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016, qui constitue l’un des objectifs de sa saison. Disposant de 3mn d’avance au 22ème km elle a ensuite creusé de gros écarts. « Je me suis régalée tout en préférant la deuxième partie plus accidentée qui correspond mieux à mes terrains d’entraînement à La Réunion. L’organisation était super sympathique et le balisage au top. » Marie-Noëlle distance de plus de 15 mn Erna Fontein, Rodez triathlon. Amélie Maury, les Gazelles à vos trousses, se classe troisième.

 

Michel Rabat le retour du plaisir et de la confiance

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Après un résultat très moyen au trail du Ventoux, Michel Rabat, team La Sportiva, avait envie de reprendre du plaisir et de la confiance. « C’est chose réalisée ! Mes 15 premiers km ont été un peu difficiles. J’avais du mal à essayer de suivre la tête de course et j’ai évolué autour de la 4 à 5ème place. Progressivement les bonnes sensations sont revenues et je me suis retrouvé seul à l’avant à partir du 25ème km. J’ai fait le maximum et connu un final difficile. J’ai senti que mon allure diminuait. J’ai tout donné pour franchir la ligne en vainqueur. » Michel Rabat précède Matthias Mouchart, team Salomon espoir. Thomas Saint Girons, team Asics Endurance Shop Millau, complète le podium,

 

Matthias Mouchart objectif largement atteint

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Matthias Mouchart venu pour lutter pour le podium, a largement atteint son objectif ; » J’avais prévu de partir devant, mais je n’avais pas les jambes des grand jours et me suis retrouvé vers la 7ème place! Je ne me suis pas affolé même si mentalement ce n’est pas évident à gérer. J’ai veillé à bien me ravitailler et à me mettre dans ma bulle. Au fur à mesure que les kilomètres défilaient, j’ai senti que les jambes revenaient et là je me suis vraiment régalé ! Deuxième au 32ème km, j’avais 2 mn 50 de retard et plus que 46 s à l’arrivée! C’est rassurant pour la suite de la saison et renforce ma confiance. Je garde de belles images des paysages traversés. Même si je reste un maximum concentré et attentif au terrain, j’ai levé les yeux de temps en temps et savouré l’environnement et les vues sur le viaduc de Millau. J’ai la chance de pratiquer le plus beau des sports !  »

Benjamin de ce marathon, Thibault Mouchart, 19 ans, frère de Matthias, a réussi la plus belle performance de sa jeune carrière en se classant 10ème du scratch et 1er espoir. « C’est un vrai plus de s’entraîner avec un père et un frère trailers. On s’épaule, s’encourage mutuellement et partage une même passion en famille, source de souvenirs inoubliables !  »

 

Etienne Van Gasse la galère à partir du 23ème km

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Etienne Van Gasse, team Salomon Belgique, a vécu deux courses. La première partie, s’est parfaitement déroulée avant que la galère commence vers le 23ème km avec des crampes en alternance, provoquées sans doute par un problème d’hydratation et d’alimentation. Rattrapé puis dépassé par Michel Rabat, il est ensuite rejoint puis distancé par Matthias Mouchart à partir du 30ème km. « Je ne sais pas si je serais allé au bout sans mes parents et potes de Millau qui m’ont beaucoup encouragé. J’ai aussi pensé à plein de copains qui me suivent depuis la Belgique. Et puis, il faut relativiser. Tout ça n’est quand même pas si grave. J’ai la chance de pouvoir courir et m’amuser en trail quand d’autres doivent se battre pour survivre ! »

 

8 mai Etienne Van Gasse, un Belge sur les sentiers du 42 km de la Verticausse

Etienne Van Gasse, sixième du classement provisoire du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016, est engagé le 8 mai à l’étape sur le 42 km de la Verticausse. Il a également coché sur son agenda le marathon du Mont-Blanc, en juin prochain.

3 Etienne Van Gasse  photo JMK Consult

Né à Bruxelles, Etienne Van Gasse, 32 ans, team Salomon Belgique, réside à Tubize dans le Brabant Wallon. Professeur d’éducation physique, il est également coach sportif et photographe.

Avant ses débuts en trail en 2013, Etienne a pratiqué la course d’orientation, avec de nombreux titres de champion de Belgique, et une 5ème place en senior en coupe du monde. Il s’est mis ensuite à l’athlétisme avec comme temps de référence un 1500 m en 3 mn 53 s et 3000 steeple en 9 mn 8 s.  » Dans ma famille on a toujours couru. Mes parents s’occupaient d’un club de malvoyants avec entraînement athlétisme tous les jeudis soirs. Mon frère et moi devions courir un nombre de tours qui correspondait à notre âge avant de pouvoir aller grimper aux arbres. Parfois, je traînais fort les pieds et des amis aveugles disaient rien qu’en entendant mes pas: « tiens, Etienne n’a pas envie de courir aujourd’hui. ». C’est là que j’ai appris à avoir une foulée plus légère ! Bien plus tard j’ai fait du 3000 steeple, j’adorais, c’était bien plus drôle que les autres distances, mais j’ai connu des soucis de tendinites. Organisateur, avec ma famille et des amis de la Bouillonnante, j’ai participé victorieusement à mon premier trail en 2013 sur le 27 km du trail de la Côte d’Or. C’était génial et après avoir vu des images de grosses courses comme le Marathon du Mont-Blanc et Sierre Zinal, j’ai eu envie de les vivre en live pensant aussi qu’elles me permettraient de voir à combien de lieues j’étais du haut niveau international.  »

Dans le trail, Etienne est plus à l’aise sur des distances de 35 à 45 km et aime tous les types de terrains, qu’ils soient secs, boueux, enneigés ou tapissés de feuilles. Il apprécie aussi les rencontres avec des gens de tous horizons qui aiment la connexion avec la nature et partager avec eux un bon moment après une course ou en entraînement. « C’est très attachant. La variété des terrains est fantastique. Courir dans le Bryce Canyon ou la région de Millau, ou sur le Montcalm dans les Pyrénées, c’est tout le temps différent. Je ressens beaucoup plus l’endroit dans lequel je suis quand je cours. J’aime observer, photographier des animaux, admirer les fleurs, voir que les œufs de grenouilles ont disparu et que les têtards grandissent. Autant d’éléments qui peuvent sembler futiles, mais je suis émerveillé par les petites choses qui nous entourent dans la nature. A l’entraînement c’est un régal et lors d’un trail, même si c’est le jeu de la compétition qui prend le dessus, l’émerveillement est toujours là. J’apprécie beaucoup d’évoluer sans l’obsession de chrono. Ma dernière saison en piste m’a vraiment traumatisée à ce niveau.  »

Triple champion de Belgique de trail de 2013 à 2015 Etienne a terminé l’an dernier septième du 42 km de la Verticausse 2015   » J’avais complètement explosé dans la côte autour du 20ème km. Mon but sera de bien la négocier pour profiter du replat sur le plateau et des descentes dans lesquelles je me sens mieux cette année. J’aime le tracé et son dénivelé positif qui se rapproche de celui du marathon du Mont-Blanc mais reste moins violent au niveau des côtes et descentes. J’adore cette région de France et j’y viens régulièrement. Les Causses, la caillasse, les gens, la charcuterie… Juste du bonheur! « 

L’engouement pour le trail en Belgique n’a rien à envier à celui en France. Le calendrier commence à être très fourni. Immortalisé par Jacques Brel, comme le Plat Pays, beaucoup de trails sont proposés dans les Ardennes qui abritent de jolies bosses « Pas mal de trails de 30 km ont entre 1000 et 1500 m de dénivelé positif avec un profil davantage en dents de scie bien rouillées. A Bouillon, pas trop loin de Charleville sur le 73 km de la Bouillonnante, on a 3200 m de dénivelé positif et au final quasiment le même que sur le mythique 76 km du Grand Trail des Templiers. Ce n’est donc pas si catastrophique, conclut Etienne avec un large sourire.  »

Parmi les autres trailers annoncés sur le 42 km par l’Association Sportive des Grands Causses, organisatrice de la Verticausse : Jonathan Colombet, Jérôme Chiotti, Ugo Ferrari, Thierry François, Matthias Mouchart, Michel Rabat, Quentin Raissac, Thomas Saint Girons, Gédéon Pochat… Au programme également du dimanche un 21 km, 10 km, 2 km enfants et randonné

Samedi 7 mai Kilomètre Vertical avec une montée sèche de 500 m de dénivelé positif, à réaliser en contre la montre, sur 2 manches.

Caroline Chaverot, Nicolas Martin, vainqueur du 46km de l’Ergysport trail du Ventoux, 1er manche du circuit

Caroline Chaverot, Nicolas Martin, Sabine Miguel et Thibaut Baronian vainqueurs du 46 ou 26 km de l’Ergysport trail du Ventoux

Dimanche 20 mars à Bédoin, Caroline Chaverot et Nicolas Martin, suite à leur victoire sur le 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux et Quentin Raissac qui s’est classé premier espoir, ont pris la tête du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016. Sabine Miguel et Thibaut Baronian l’ont emporté sur le 26 km.

Neige et soleil au sommet du Ventoux

Le printemps, pour fêter son arrivée, était au rendez-vous sur la partie basse des contreforts du Ventoux tapissée d’ amandiers en fleur, mais l’hiver a fait de la résistance, avec de la neige sur les hauteurs, qui n’a pas empêché les trailers du 46 km de passer au sommet du Ventoux. « Un moment magnifique accompagné de soleil et de températures douces, déclare Caroline Chaverot. Mes jambes se souvenaient encore de ma victoire les 4 et 5 mars sur le 125 km de la Transgrancanaria. Entre temps j’ai pu me reposer et j’ai couru ce 46 km à mon rythme. Gagner au Ventoux a une saveur particulière. Ce trail est devenu le rendez-vous incontournable de début de saison, grâce à un beau parcours et un niveau relevé. »

Je rêvais de monter sur la plus haute marche

Bertrand Brochot et Etienne Van-Gasse ont évolué en tête sur la première partie du 46 km sans prendre beaucoup d’avance sur Ludovic Pommeret, Emmanuel David, Nicolas Martin et Sylvain Court. La course a pris une nouvelle tournure à 2 km du sommet. Nicolas Martin a haussé le rythme, rattrapé et dépassé les échappés et évolué seul à l’avant jusqu’au chalet Reynard. Emmanuel David et Sylvain Court sont alors revenus et après un chassé croisé, Nicolas Martin a définitivement pris le large.  » Je connais bien le parcours, précise Nicolas. Je sais qu’il faut être patient jusqu’au sommet et y arriver sans avoir trop puisé dans ses forces. Deuxième en 2015, je rêvais de monter sur la plus haute marche. »

Heureux pour Nicolas

Bilan positif aussi pour Sylvain Court, champion du monde 2015.  » J’ai été à la bagarre pour décrocher la première place pendant environ 38 km. Dans les dernières côtes je faisais l’élastique avec Nicolas et j’ai payé mon actuel manque de dénivelé. Pour une course de début de saison, je suis content de mon résultat et heureux pour Nicolas.  »

Renaud, Thibaut, complicité et efficacité

Le 26 km a été marqué par la domination de Sabine Miguel. Christel Dewalle et Célia Chiron partagent la deuxième place du podium. Thibaut Baronian devance Renaud Jaillardon et Said Mansouri.  » J’ai pu faire jeu égal avec Thibaut, mon équipier de team; pendant 15 km, constate Renaud Jaillardon. Dans la dernière ascension, il m’a distancé d’une quarantaine de secondes et a augmenté son avance en descente. Spécialiste des courses en montagne sur 12 à 15 km je suis encore novice sur le format marathon et heureux que Thibaut m’apporte sa grosse expérience. »

Invaincu cet hiver avec 4 victoires au compteur, Thibaut récolte sa première du printemps.  » J’ai assez bien récupéré après mon marathon aux Canaries. J’avais de bonnes sensations et j’ai voulu en profiter. Renaud m’apporte sa rapidité. On s’épaule, se relaye, s’entraide. Que du plaisir!  »

Deuxième étape du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016 le 8 mai à Millau sur le 42 km de La Verticausse.

 

Les tops

26 km

Femmes

1 ex aequo Christel Dewalle, team trail Adidas / Asj74 2:34:24 et Célia Chiron, team Optisport, 2:34:24.

3 Jessica Pardin, team Hoka, 2:36:26.

4 Vanessa Armelao, Suisse, 2:52:30.

 

Hommes

1 Thibaut Baronian, team Salomon, 1:59:38.

2 Renaud Jaillardon, team Salomon, 2:01:38.

3 Said Mansouri, team Snowshoes, 2:08:11.

4 Tristan Calamita, Endurance Shop Gap, 2:08:11.

5 Yohann Raja Stade Rodez Athlétisme 2:11:20.

 

46 km

Femmes

1 Caroline Chaverot, team Hoka, 4:30:08.

2 Anne-Lise Rousset, team Oxsitis / Odlo, 4:36:45.

3 Céline Lafaye, team Optisport-Uglow, 4:38:36.

4 Sandra Martin, team Ceramiq-Passion Course, 4:46:34.

5 Stéphanie Duc, team Terre de Running, 4:54:10.

 

Hommes

1 Nicolas Martin, team Sigvaris, 3:46:24.

2 Sylvain Court, team Adidas, 3:49:40.

3 Ludovic Pommeret, team Hoka, 3:53:08.

4 Emmanuel David, team Terre de Running, 3:55:59.

5 Bertrand Brochot, team Optisport, 3:58:38.

http://www.ergysport-trailduventoux.fr/

http://www.overthemountain.fr/

 

 

 

ouverture sur les pentes du Ventoux du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016

20 mars  : ouverture sur les pentes du Ventoux du Salomon Over the Mountain Running Challenge 2016

Dimanche 20 mars à Bédoin ouverture désormais traditionnelle du Salomon Over the Mountain Running Challenge sur le 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux. « Les raisons sont simples, explique Jean-Michel Faure-Vincent concepteur et organisateur de ce circuit. L’Ergysport trail du Ventoux lance la saison nationale. L’ensemble des meilleurs coureurs sont au départ pour se mesurer et faire un point sur leur préparation hivernale. A cela se rajoutent l’attrait du Mont Ventoux et d’une course qui répond aux critères du trail running. Quelles que soient les conditions météo, tous les ingrédients sont réunis pour rendre ce rendez-vous incontournable. »

Priorité au plaisir

Jean-Michel Faure-Vincent, en collaboration avec les trailers et organisateurs, apporte chaque année des améliorations avec toujours en toile de fond la même priorité : offrir du plaisir à chaque participant sur de superbes terrains de jeux montagneux. La terminologie « Over the Mountain » concrétise l’envie d’être indépendant, communautaire et ouvert à tous : pratiquants, organisations et fédérations. La volonté est réelle aussi d’essayer de répondre à des attentes écologiques et de services comme le covoiturage, avec la mise en place d’une charte relative au marquage temporaire, rubalise bio, encre dossards, eco cup, limitation flyers…

Etat des lieux

Les inscriptions sur les 3 distances de l’Ergysport trail du Ventoux 2016 sont closes. Au 46 km qui compte également pour le Challenge des trails longs de Provence, s’ajoutent un 26 km, étape du Challenge des trails courts de Provence et un 15 km. Depuis le début du mois Serge Jaulin et l’équipe organisatrice préparent chaque jour le terrain et ajusteront jusqu’au dernier moment les tracés, si les conditions météorologiques et nivologiques le nécessitent. Sont attendus 1990 participants dont 1090 sur le 46 km. Les départs seront donnés au centre de Bédoin à 8 heures pour le 46 km et 9 heures pour le 26 et 15 km.

Running avant course / Viens courir avec le team Salomon :

Thibaut Baronian, Renaud Jaillardon et Nathan Jovet proposent aux coureurs de partager leur dernier running avant course sur 30 à 40 minutes tranquilles et d’échanger autour du trail du lendemain. Rendez-vous de départ à Bédoin sous la tente Salomon, le samedi 19 mars à 17 heures. Les 40 premiers sur place repartiront avec une surprise.

Les foulées à prendre chez les femmes

Anne Lise Rousset, Christel Dewalle, Céline Lafaye, Caroline Chaverot, Stéphanie Duc, Séverine Bevero, Corail Bugnard, Célia Chiron, Virginie Govignon, Jessica Pardin, Sarah Veuille, Sandra Martin, Maud Respaud…

A suivre chez les hommes

 Sylvain Court, Nicolas Martin, Thibaut Baronian, Michel Rabat, Sébastien et Sylvain Camus, Ludo Pommeret, Erik Clavery, Clément Petitjean, Bertand Brochot, Stéphane Bégaud, Yann Alarcon, Ugo Ferrari, Julien Joro, Alexandre Daum, Adrien Seguret, David Pasquio, Yann Curien, Emmanuel David, Stéphane Celle, Martin Reyt, Diégo Pazos, Clément Molliet, Gaël Reynaud, René Rovera, Pascal Guiguet, Etienne Van Gasse, Fabian Magne, Thomas Gaudion, Sangé Sherpa, Luca Papi, Renaud Rouanet, Clément Barret, Calamita Tristan, Renaud Jaillardon, Fabien Andrieux, Nicolas Cantagrel, Nathan Jovet, Fabrice Pasquet, Laurent Brochard…

 

Le calendrier 2016 Salomon Over the Mountain Running Challenge

Même distance pour femme, homme et espoir.

20 mars : 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux, Bédoin (84).

8 mai : 42 km La Verticausse, Millau (12).

26 juin : 42 km Marathon du Mont-Blanc, Chamonix (74).

3 juillet : 45 km Luchon Aneto Trail, Luchon (31).

7 août : 42 km Ubaye Trail Salomon, Barcelonnette (04).

11 septembre : 49 km Serre Che Trail Salomon, Serre Chevalier (05).

 

http://www.ergysport-trailduventoux.fr/

http://www.overthemountain.fr/

https://www.facebook.com/overthemountainrunningchallenge

 

Trois questions aux vainqueurs du Salomon Skyrunner France Series 2015

Céline Lafaye, née le 9 décembre 1981 à Tours, est chercheur en biologie-post doctorant à Grenoble. Membre du team Inov8, elle est licenciée au club Echirolles athlétisme. Elle a remporté les étapes du 46 km du trail du Ventoux, 32 km de l’Altispeed et terminé 3ème du Marathon du Mont-Blanc

Andy Symonds né le 28 avril 1981 à Manchester, habite à Lagnes dans le Vaucluse. Ingénieur en énergies renouvelables, il fait partie du team Scott Running. Il a gagné le 46 km du Serre Che Trail Salomon, pris la deuxième place de l’Altispeed et la troisième du Marathon du Montcalm.

Gédéon Pochat, né le 4 janvier 1995 à Annecy, réside dans le petit hameau de Rovagny, commune de Talloires. Etudiant en 3ème année de DUT Mesures Physiques à l’IUT d’Annecy-le-Vieux, section sport étude, il est licencié au CAF Annecy compétition. Il est le vainqueur espoir du Marathon du Montcalm, s’est classé deuxième espoir du Serre Che Trail Salomon et de l’Altispeed.

Quel est ton meilleur souvenir d’étape sur le Salomon Skyrunner France Series 2015?
Céline Lafaye : Même si j’ai trouvé très belles les trois étapes auxquelles j’ai participé, mon cœur penche tout de même pour l’Altispeed en raison de ses 32 km et près de 2500 m de dénivelé positif. Autant dire que le plat n’a pas de place, ce qui me correspond tout à fait. Ce jour-là tous les éléments étaient réunis pour performer, avec un grand ciel bleu et la montagne magnifique. C’était la première fois que je venais à Val d’Isère et j’ai été agréablement surprise. Je m’attendais à parcourir de larges pistes au milieu des remontées mécaniques alors que nous avons couru sur de beaux petits sentiers comme je les aime et qui m’ont même permis de monter à 3386 m, un record pour moi. Je redoutais un peu l’altitude mais finalement, je ne l’ai pas du tout ressentie et pour clôturer la journée, j’ai fait un passage au centre aqualudique pour récupérer encore plus vite. En résumé, une superbe course permettant de découvrir des paysages somptueux et dans une très bonne ambiance. Bravo à l’organisation.

1 Céline Lafaye  Goran Mojicevic Passion Trail

Andy Symonds : Difficile de choisir une étape par rapport à une autre. En fait je les ai toutes appréciées. Chacune avait son tracé, style, ambiance, différents et son lot de surprises! La neige recouvrait en partie le trail du Ventoux, mais était remplacée par du terrain sec sur l’Altispeed. Le Marathon du Montcalm avait un profil vraiment classique avec son simple aller-retour au sommet depuis le village. La dernière étape à Serre Chevalier, qui promettait des vues exceptionnelles et un terrain technique sur les crêtes de haute montagne s’est transformée en bain de boue et une visibilité souvent proche de zéro.

Gédéon Pochat : J’ai bien aimé l’étape sur le Serre Che Trail Salomon. Une première pour moi sur un format aussi long. Les conditions météorologiques dantesques ont rendu la course d’autant plus intéressante. Mon passage préféré a été la traversée sur les crêtes dans le brouillard jusqu’au col du Granon. J’affectionne particulièrement le trail, car même dans la tempête on réussit à profiter de la montagne et à jouer avec elle. L’ambiance était géniale dès le départ. Voir tous ces trailers aussi motivés pour aller passer en montagne plusieurs heures à se faire rincer était touchant ! Gédéon Pochat.

Ton regard sur le skyrunning ?
Céline Lafaye : Le mot skyrunning, est composé de « running » donc courir, ce qui sous entend une distance qui reste raisonnable puisque inférieure à 50 km, et de « sky » qui signifie ciel. Quoi de mieux que la montagne pour s’en approcher ? Les parcours sont tracés dans un univers de montagne proche de la nature avec un dénivelé certain, à la différence du trail qui peut se faire partout, même sur un terrain plat. Le skyrunning est le format de course que j’affectionne le plus. Il allie un effort assez intense avec des notions de vitesse, car la distance n’est pas trop importante et surtout il a pour cadre des paysages montagneux magiques : Ventoux, Mont-Blanc, Val d’Isère… Autant de petits paradis que j’ai pu découvrir ou redécouvrir. Son succès est lié, je pense, au désir d’aller à la rencontre de beaux paysages et de s’évader de la civilisation.

Andy Symonds : A la base le skyrunning est une course sur les hautes montagnes avec des parcours plutôt techniques et des passages en altitude. Aujourd’hui il doit s’adapter afin de pouvoir s’intégrer dans des pays autres que l’Italie, son lieu de naissance. Au Royaume-Uni par exemple, on ne trouve pas vraiment de sommet en altitude et sa pratique doit se contenter de la technicité des parcours. La France n’a pas à la base une coutume de courses très techniques, comme on trouve facilement en Italie et les premières Sky Races n’étaient pas forcement très bien adaptées à cette pratique. Je suis vraiment content de voir qu’aujourd’hui de nouvelles courses apparaissent qui répondent mieux au vrai profil skyrunning. Il y a dix ans j’ai commencé à faire des allers-retours en Italie depuis l’Angleterre, avec un ou deux amis coureurs, afin de participer à quelques Sky Races dans les Alpes et leur format m’a immédiatement plu.

Gédéon Pochat : Le skyrunning est beaucoup plus typé montagne que les autres trails, avec de gros dénivelés, des passages techniques, des descentes vertigineuses. Je pense qu’il va continuer d’évoluer et de rencontrer le succès. Je le pratique presque à chaque entraînement car je préfère être en pleine montagne, là où il n’y a pas forcément de chemins et aller vers de nouveaux sommets sans croiser personne. Les gens viennent au trail pour se retrouver en nature et le skyrunning constitue en quelque sorte l’étape suivante qui amène en montagne voire haute montagne.

gedeon

Pour quelles raisons tu pratiques le skyrunning et les qualités qu’il exige ?
Céline Lafaye : Le skyrunning fait partie de mon programme car c’est « ma raison » de courir et de m’entraîner et le format de course que j’aime le plus. Je cours aussi et surtout car j’aime la montagne, et cet effort particulier. Quelle récompense quand on arrive en haut d’un sommet et que l’on peut admirer le paysage. Je déteste courir sur route et surtout sur du plat. A l’entraînement j’évite au maximum ce genre de terrain, même si il faut en faire de temps en temps. On va dire que je suis « légèrement » accro au dénivelé positif. Il est évident qu’en skyrunning, il faut bien monter et surtout bien descendre mais également être très endurant car ces formats de 4 à 5 heures sont très exigeants. Bref, aller vite mais longtemps !

Andy Symonds : J’apprécie dans mon programme un mélange de courses, profils et distances. Je ne suis pas contre une ou deux compétitions sur des parcours très roulants dans l’année, mais une chose est sûre, celles en haute montagne me plaisent toujours le plus. Grimper un sommet et admirer la vue qu’il offre m’apporte beaucoup de satisfaction. Elle augmente avec le fait d’aller le plus vite possible et lors d’une compétition.

4 Andy Symonds  photo Goran Mojicevic Passion Trail

Gédéon Pochat : Le skyrunning me permet d’aller là où mes yeux se posent et de ne pas me limiter aux chemins. Cette pratique nécessite une connaissance de la montagne pour y évoluer en sécurité. mais également un bagage technique et un bon mental pour avaler des dénivelés de fou.

Les podiums Salomon Skyrunner France Series 2015.
Femmes
1 Céline Lafaye, 3800 pts.
2 Sandra Martin, 3750 pts.
3 Agnès Lehmann, 3160 pts.

Hommes
1 Andy Symonds, 3650 pts.
2 Thibaut Baronian, 3040 pts.
3 Julien Navarro, 3000 pts.

Espoirs
1 Gédéon Pochat, 3750 pts.
2 Antoine Biard, 3340 pts.
3 Nicolas Delmi-Deyirmendjian, 2200 pts.

http://www.overthemountain.fr

Serre Che Trail Salomon

Pluie, brumes et brouillard se sont invités dimanche 13 septembre autour du Monêtier-les-Bains sur les deux tracés du Serre Che trail Salomon. Afin d’optimiser les conditions de sécurité les organisateurs ont sagement modifié les parcours et supprimé les passages en haute altitude. Le Grand Tour des Cerces support de la dernière étape du Salomon Skyrunner France Series a vu son dénivelé positif ramené à 3200 m et sa distance à 46 km. Le Petit Tour des Cerces était long de 28 km et a conservé son dénivelé positif de 1800 m.

Trois nouvelles expériences pour Romy Mey
Sur le 46 km Sandra Martin a gardé la tête de la course avant d’être rattrapée puis doublée par Romy Mey dans la descente qui suivait la longue montée au col de Buffère. Sandra termine deuxième et Aude Diet complète le podium. « Depuis quelques jour, constate Sandra, je ressens une douleur au pied et je n’ai pas voulu prendre trop de risques dans les descentes tout en réussissant à ne pas me faire trop distancer par Romy. Désormais place à la récupération. »

Romy a vécu trois nouvelles expériences sur ce trail : un départ en nocturne, une course sur un parcours aussi long et la gestion d’un dénivelé si élevé.  » J’ai bien aimé la première heure de nuit. Il fallait rester bien concentré, attentif où on posait les pieds. Assister au lever progressif du jour avait un côté magique. Même si par moments j’ai eu froid, j’ai adoré le mauvais temps et la boue. En ce qui concerne la course; je savais que Sandra était très forte dans les montées et j’ai pu creuser les écarts en descente. »

Partage victorieux pour Andy et Joe Symonds
Sur cette distance Andy et son frère Joe ont pleinement assumé leur statut de favori et ont partagé la victoire. « Avec Joe, déclare Andy, nous avons couru ensemble depuis tout jeune, mais ces dernières années, à cause de la distance entre nos maisons, nous nous voyons beaucoup moins. Le trail de Serre Che nous a donné l’occasion de partager à nouveau quelques heures de course. On ne sait jamais avant comment on va se sentir, mais on était tous les deux assez bien et il était logique de terminer ensemble. Une première pour nous et on n’a pas boudé notre plaisir.  »

Joe est actuellement en vacances chez Andy. Il habite à Glasgow et souhaitait participer à une course de skirunning à la Française et sous le soleil. » Cela n’a pas été le cas, avec une météo plutôt à l’Ecossaise qui a sûrement joué en ma faveur. J’ai toujours apprécié les Alpes, car c’est vrai que même si nous avons de très belles montagnes chez nous, l’échelle n’est pas la même. Au Royaume-Uni on peut monter qu’à 1400 m. Cette expérience de course me donne envie de revenir et en goûter plus ! »

Stéphane Bégaud est troisième. « Andy et Joe sont partis très vite et m’ont distancé dans la montée au col de Buffère. Je suis parvenu à les rejoindre dans la descente qui suivait et même à les précéder avant qu’ils ne me déposent définitivement. Ils étaient les plus forts. »

Andy Symonds, Céline Lafaye et Gédéon Pochart gagnent le Salomon Skyrunner France Series 2015
A l’issue de ce trail Andy Symonds est premier au classement définitif du Salomon Skyrunner France Series 2015.  » Je suis vraiment content d’avoir pu boucler la série sky running France et de finir avec une victoire sur la dernière course, et en conséquence de la gagner. Maintenant un peu de repos sera au programme, avant un long trail au Maroc dans trois semaines, une dernière course dans les Pyrénées début novembre, et ensuite du vrai repos et une reprise avec encore plus d’énergie j’espère en 2016 ! »

Sandra Martin conserve la deuxième place derrière Céline Lafaye. « Je suis assez satisfaite de mon résultat. Au début de la saison je n’osais imaginer monter sur le podium. Bravo à Céline Lafaye pour sa victoire. »

Chez les espoirs victoire de Gédéon Pochart.

Laura Orgué et Michel Lanne vainqueurs du marathon du Montcalm

Samedi 22 août, Michel Lanne a remporté la 26ème édition du marathon du Montcalm, étape du Salomon Skyrunner France Series. Le parcours au profil très montagneux avait pour points hauts le sommet du Montcalm et de la Pique d’Estats, à plus de 3000 mètres d’altitude. Hector Haines et Andy Symonds complètent le podium.

Pour Michel Lanne, cette victoire est la troisième consécutive cet été dans les Pyrénées françaises après celles du Trophée du Grand Vignemale et marathon de Gabizos. « Je suis content d’avoir pu enchaîner ces trois courses qui me faisaient envie depuis longtemps et d’y avoir ajouté l’Ubaye trail Salomon. Côté forme et mental le bilan est très positif suite à ces rendez-vous entrecoupés de phases de récupération bien managées par Christophe Malardé. »

Michel Lanne a parfaitement géré le marathon du Montcalm. Suite à la lecture des cartes il a décidé de ne pas trop puiser dans ses forces en montée. « Je savais que la descente qui suivait était très technique et qu’ensuite il restait à négocier dix kilomètres de faux plat descendant, entre route et sentier.  » Passé au deuxième sommet en compagnie d’Andy Symonds avec deux minutes de retard sur l’Ecossais Hector Haines, Michel a profité de ses qualités de descendeur et de sa fraîcheur pour distancer Andy puis rattraper et doubler Hector.

Andy Symonds affichait un beau sourire à l’arrivée.  » Une vraie belle course de montagne avec deux sommets, un peu de neige et des paysages magnifiques. J’ai réussi à faire jeu égal en montée avec Michel, mais dans la descente il a été plus rapide que moi. Dans cette partie là je n’avais pas de bonnes sensations et j’ai assuré ma troisième place. Je suis satisfait de mon podium qui me permet d’engranger des points et de prendre la tête. il me reste à essayer de la garder sur les pentes de Serre Chevalier ! »

L’Espagnole Laura Orgué, l’une des meilleures mondiales en SkyRace, a franchi la ligne d’arrivée avec une confortable avance sur Sandra Martin.  » Laura était la plus forte, constate Sandra Martin. Je suis satisfaite de ma course. Les montées et l’altitude m’ont posé aucun problème et sur ces secteurs j’ai fait de bons chronos. En revanche j’ai dû lever le pied dans la longue descente très technique afin de diminuer au maximum le risque de blessure. Je suis très motivée pour la dernière étape à Serre Chevalier. » En cas de victoire dans cette étape Sandra Martin remporterait le Salomon Skyrunner France Series.

Gédéon Pochat se classe premier espoir et prend la dix-septième du scratch.

J-4 avant le marathon du Montcalm / Parole à quelques personnalités du week end

Parole à Gilles Denjean , l’organisateur :
« Après une mise en jambes de 4 km sur route, les choses sérieuses commencent avec la première grosse montée en direction du Canal, suivie à l’Artigues, d’une deuxième dans le bois en direction des Orris de Pla Nouzères. Passé le ravitaillement des Orris, arrivent une autre montée jusqu’à l’étang Sourd, puis quelques brefs instants de répit avant de rejoindre le refuge du Pinet. Débute alors la montée dans les cailloux, en douceur d’abord jusqu’à l’étang d’Estats et ensuite difficile jusqu’à l’étang Montcalm. Maintenant nous sommes en haute montagne, le terrain est difficile, escarpé, le chemin composé de gros blocs de cailloux. Au col 2900, il faut encore gravir le Montcalm, 3077 m, toit de l’Ariège et la Pique d’Estats, 3143 m, toit de la Catalogne. La partie la plus technique commence avec une descente très difficile au milieu des cailloux jusqu’à l’étang Montcalm. A partir de là il est plus aisé de dérouler jusqu’au parking de l’Artigues. Encore 10 km, qui sont bien souvent très durs avec de petites bosses pas faciles à gérer après un tel effort. Gardez en sous le pied avant de profiter de l’ambiance sur la place d’Auzat !»

Parole à Sandra Martin, une envie de belle place
« Ma forme est optimale et je vais essayer de décrocher une belle place sur le marathon du Montcalm. J’habite dans le Vaucluse et à part le Ventoux je manque d’altitude dans mes terrains de jeu. Je m’aperçois cette saison, même si devant ce sont les montagnardes qui tirent mieux leur épingle du jeu, que je me débrouille pas si mal dans les marathons typés montagne et surtout que je prends un grand plaisir sur leurs parcours ! »

Parole à Michel Lanne qui poursuit sa tournée Pyrénéenne
« J’ai ressenti le besoin de revenir dans mes montagnes, comme un retour aux sources en quelque sorte. Après un début de saison difficile, je voulais retrouver le plaisir à courir. Je crois que c’est le moteur le plus important en terme de motivation et donc de performance. J’ai revu mon planning de compétitions et décidé de participer qu’aux courses qui me faisaient très envie et étrangement, ces trails se trouvent presque tous dans les Pyrénées! Né à Tarbes je connais un petit peu l’Ariège et ses montagnes, pour y avoir pratiqué l’escalade et le ski dans ma jeunesse. Je n’étais pas encore fan de course à pied et je n’ai jamais évolué sur le parcours du Marathon du Montcalm.  »
 » En terme de technicité des tracés, beauté des paysages, je trouve qu’ils n’ont pas la réputation, la popularité et la reconnaissance qu’ils méritent. Celui qui ose courir dans les Pyrénées sera forcément frappé par le côté sauvage, technique et nature de ce massif. Leurs habitants sont profondément attachés à leurs racines et leurs montagnes, avec une véritable volonté de faire découvrir la beauté de leur région. C’est pour cette raison qu’il y a bien souvent une ambiance particulière sur les courses. On y ressent de la passion, de l’amour et un profond respect pour tous les coureurs qui s’élancent dans les montagnes. L’ambiance est souvent chaleureuse et le public est présent en nombre sur les bords des sentiers.  »
 » Je fais au mieux, ou au moins pire, surtout sans trop me prendre la tête. Comme le dit très sagement Jean-Michel Faure-Vincent, il ne faut pas oublier au fond de nous-mêmes, que le trail n’est que la plus importante des choses secondaires!  »

Parole à Andrew Symonds, en forme ascendante
« Ma 2ème place au 58 km du trail Sainte-Victoire et 3ème au 80 km du Mont Blanc, m’ont confirmé que ma forme de base est plutôt bonne, mais aussi qu’il me manque de la puissance dans les cuisses pour être très compétitif sur les parcours plus montagneux. J’avais cumulé un peu de fatigue après trop de courses en début de saison, mais la fraîcheur revient. Voisin du Ventoux je l’ai gravi quelques fois récemment et espère que cela me donnera un peu plus de force sur les pentes du Montcalm. »

Dimanche 12 juillet, Val d’Isère a accueilli l’Altispeed, 4em étape du Salomon Skyrunner France Series.

Céline Lafaye et Thibaut Baronian remportent la quatrième étape du Skyrunner France Series. Céline Lafaye, deuxième à l’entame de la première descente située vers le 10ème km a alors pris définitivement la tête chez les féminines. « Je suis très satisfaite de ma première place. J’ai pu évoluer à mon rythme dans un environnement magnifique avec pas beaucoup de km mais énormément de dénivelé. En prime contrairement à ce qui s’est passé lors de ma victoire sur le marathon du Mont-Blanc je n’ai pas ressenti de problème digestif. Autant d’éléments que j’apprécie! » Aurélia Truel et Sandra Martin montent sur le podium.
Thibaut Baronian est parti dès le 3ème km à l’avant en solitaire. » Sachant que la montée constitue mon point fort j’ai pris le risque de hausser ma vitesse tout en évoluant à un rythme qui me convenait. Progressivement j’ai pu creuser les écarts. Je craignais un peu la descente entre le col de l’Iseran et Val d’Isère, mais j’ai pu préserver mon avance sur Andy Symonds. Je suis heureux de ma victoire. Elle conclut une course pleine sur un terrain qui me va bien. Je vais longtemps garder dans ma mémoire les encouragements au sommet du glacier de la Grande Motte de mon copain Paul Fontaine atteint de mucoviscidose et trois fois au départ du marathon de Paris. Il était accompagné de Laurent Copin, président d’Ensemble au sommet (www.ensembleausommet.fr), en pleine préparation pour l’ascension du Mont Blanc. Cette association me tient à cœur et je suis fier dans faire partie. » Andy Symonds et Gaël Reynaud sont 2ème et 3ème. Nathan Jovet, encore junior, prend la 10ème place du scratch.
Au classement général provisoire Céline Lafaye et Thibaut Baronian occupent la première place. Julien Navarro passe deuxième, un peu déçu de sa 6ème place dans cette l’étape. « Je n’ai pas réussi à trouver le bon rythme et à éprouver de bonnes sensations. » Sandra Martin. était seulement 9ème de l’Altispeed après le 2ème km avant d’être l’actrice d’une remontée très régulière qui lui permet de finir 3ème de l’étape et 2ème au général.

Céline Lafaye et Thibaut Baronian remportent la quatrième étape du Skyrunner France Series. Céline Lafaye, deuxième à l’entame de la première descente située vers le 10ème km a alors pris définitivement la tête chez les féminines. « Je suis très satisfaite de ma première place. J’ai pu évoluer à mon rythme dans un environnement magnifique avec pas beaucoup de km mais énormément de dénivelé. En prime contrairement à ce qui s’est passé lors de ma victoire sur le marathon du Mont-Blanc je n’ai pas ressenti de problème digestif. Autant d’éléments que j’apprécie! » Aurélia Truel et Sandra Martin montent sur le podium.
Thibaut Baronian est parti dès le 3ème km à l’avant en solitaire. » Sachant que la montée constitue mon point fort j’ai pris le risque de hausser ma vitesse tout en évoluant à un rythme qui me convenait. Progressivement j’ai pu creuser les écarts. Je craignais un peu la descente entre le col de l’Iseran et Val d’Isère, mais j’ai pu préserver mon avance sur Andy Symonds. Je suis heureux de ma victoire. Elle conclut une course pleine sur un terrain qui me va bien. Je vais longtemps garder dans ma mémoire les encouragements au sommet du glacier de la Grande Motte de mon copain Paul Fontaine atteint de mucoviscidose et trois fois au départ du marathon de Paris. Il était accompagné de Laurent Copin, président d’Ensemble au sommet (www.ensembleausommet.fr), en pleine préparation pour l’ascension du Mont Blanc. Cette association me tient à cœur et je suis fier dans faire partie. » Andy Symonds et Gaël Reynaud sont 2ème et 3ème. Nathan Jovet, encore junior, prend la 10ème place du scratch.
Au classement général provisoire Céline Lafaye et Thibaut Baronian occupent la première place. Julien Navarro passe deuxième, un peu déçu de sa 6ème place dans cette l’étape. « Je n’ai pas réussi à trouver le bon rythme et à éprouver de bonnes sensations. » Sandra Martin était seulement 9ème de l’Altispeed après le 2ème km avant d’être l’actrice d’une remontée très régulière qui lui permet de finir 3ème de l’étape et 2ème au général.

10 au 12 juillet Val d’Isère à l’heure du skyrunning

Du 10 au 12 juillet Val d’Isère va vivre au rythme du skyrunning. Moments forts de ce week-end : le 65 km de l’Ice Trail Tarentaise Mizuno-Val d’Isère, support du championnat d’Europe de Skyrunning Ultra et le 32 km de l’Altispeed, étape du Salomon Skyrunner France Series. Sur ces deux courses destinées à des profils de trailers différents figurent de nombreuses pointures internationales et françaises.

Dans la liste fournie par les organisateurs on peut citer sur le 65 km : Gemma Arenas Alcazar, Federica Boifava, Beth Cardelli, Anna Comet Pascua, Ragna Debats, Nuria Dominguez, Emelie Forsberg, Maud Gobert, Virginie Govignon, Magdalena Laczack, Michaela Mertova, Nadezda Korolyatina, Anne-Lise Rousset, Anna Strakova, Sarah Vieuille, Luis-Alberto-Hernando Alzaga, Fabien Antolinos, Ernest Ausiro-Subirats, Maxime Cazajous, Cyril Cointre, Franco Colle, Benoit Cori, Fulvio Dapit, Sacha Devillaz, Daniel Garcia, Jeff Gosselin, Jessed Hernandez, Eric Martin, Manuel Merillas-Moledo, Robert Nieuwland, Christophe Perillat, Vivien Reynaud, Sébastien Spehler, Marcin Swierc, Ausiro Subirat Ernest, Pablo Villa…

Très beau plateau également sur le 32 km avec : Marielle Assel, Sarah Bergeron-Larouche, Séverine Bovero, Aude Diet, Aline Grimaud, Céline Lafaye, Sandra Martin, Nathalie Mauclair, Adèle Milloz, Aurélia Truel, Thibaut Baronian, Stéphane Celle, Martin Gaffuri, Yannick Heusey, Nathan Jovet, Eric Martin, Jean-Paul Martin, Matthias Mouchart, Julien Navarro, Michel Rabat, Manu Ranchin, Gaël Reynaud, Geoffroy Sarran, Andy Symonds…

Ce n’est pas par hasard si le 65 km est le support du championnat d’Europe de Skyrunning Ultra. Pour de très nombreux trailers, il est considéré comme un ultra trail incontournable grâce à son tracé et son environnement. Sacha Devillaz ne nous contredira pas. A l’exemple des autres engagés il attend ce rendez-vous avec impatience et a tout fait pour y arriver au meilleur niveau possible. « Je connais beaucoup de sections du parcours pour y être venu un nombre incalculable de fois en stage de préparation avec le groupe régional de ski de fond du Comité Mont-Blanc. J’aime son environnement montagnard et son terrain technique avec de forts dénivelés positifs et négatifs. Les passages en altitude au-delà de 3000 mètres vont demander une importante gestion de course et d’écoute de son corps pour ne pas se griller trop vite. »

Le 32 km offre un lieu idéal à la 4ème étape du Salomon Skyrunner France Series. Matthias Mouchart à nouveau au départ, avait terminé en 2014 cinquième du scratch et vainqueur chez les espoirs. « J’en garde un superbe souvenir, c’est un peu sur ce parcours que j’ai pris conscience que j’étais capable de faire la course dans les tout premiers et de viser de bonnes places au scratch. Malgré les conditions météo délicates je m’étais régalé tout le long. La particularité de ce tracé est sa situation en haute montagne, on évolue très souvent autour des 3000 mètres et dans la neige. Le parcours est constitué de deux longues ascensions et d’une longue descente finale, entrecoupée par la montée au tunnel des Lessières, passage spectaculaire et magnifique. Son cadre exceptionnel nous fait évoluer dans le magnifique Parc de la Vanoise. Si la météo est bonne, assurément on en prendra plein les yeux ! »

Julien Navarro, leader provisoire du Salomon Skyrunner France Series sait que rien n’est encore joué. « Je suis en pleine préparation de la CCC et comme d’habitude je donnerai le meilleur de moi même en essayant de sortir la meilleure course possible. Je ne connais pas du tout le parcours et j’ai hâte de le découvrir. »

Thibaut Baronian lui non plus n’a jamais participé à ce 32 km. Il peut prétendre au podium car sa forme actuelle est très bonne. Seul bémol une petite douleur au genou suite à un choc. Nathan Jovet, encore junior sera l’un des benjamins de l’Altispeed et vivra son premier effort de plus de 3 h 30 en compétition.

Aude Diet première actuelle aura fort à faire pour le rester face à ses dauphines Céline Lafaye et Sandra martin, également annoncées.

Marathon du Mont-Blanc, retour gagnant pour le Suisse Marc Lauenstein

Dimanche 28 juin à Chamonix, le Marathon du Mont-Blanc s’est terminé en apothéose par le 42 km, épreuve phare d’un week-end qui a suivit un KM vertical, 10, 23 et 80 km. Ce 42 km réunissait un beau plateau international. Le Suisse Marc Lauenstein, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de skyrunning, déçu de sa 4ème place en 2014 alors qu’il avait manqué un ravitaillement et était encore convalescent après de petites blessures, a réussi un retour victorieux sur les sentiers des contreforts du Mont-Blanc. « Cette fois tout s’est bien passé : mes sensations étaient bonnes, j’ai pu rester aux avant postes, courir à mon rythme et profiter pleinement du profil, environnement et ambiance de la course. »

L’Espagnol Aritz Egea Caceres et l’Américain Max King complètent le podium. Meilleurs Français, Cédric Fleureton, Romain Maillard et Augustin Guibert, sont respectivement 6ème, 7ème et 8ème. Thibaut Baronian, 15ème, en tête jusqu’à Vallorcine, a ensuite accumulé les soucis. « Je me sentais super bien avant d’être victime de crampes, d’une douleur au genou et d’éprouver une sensation de jambes coupées. Pas question pourtant d’abandonner et j’ai retrouvé sur la fin un peu des forces qui m’ont permis de limiter les dégâts. »

Chez les femmes c’est l’Italienne Elisa Desco qui l’emporte devant l’Espagnole Oihana Kortazar et la Française Céline Lafaye. « Je suis très contente d’avoir rejoint la ligne d’arrivée et de décrocher la 3ème place, affirme Céline Lafaye. Le plateau féminin était relevé et Elisa et Oihana très fortes. Mes jambes répondaient bien mais j’ai été perturbée par des problèmes digestifs. En revanche j’ai bien résisté à la chaleur. »

De nombreux coureurs qui avaient participé aux épreuves précédentes ont encouragé les trailers du 42 km. Parmi eux Nathan Jovet, meilleur junior la veille du 23 km. « Ce type de parcours est encore un peu long pour moi mais je rêve d’être un jour au départ du Marathon du Mont-Blanc. Sa technicité, son environnent et ambiance en font un trail prestigieux. »

Le 42 km comptait pour 3ème étape du Salomon / Skyrunner France Series 2015 femmes, hommes et espoirs. Grâce à son podium Céline Lafaye occupe désormais la première place. Julien Navarro, 11ème de l’étape est le nouveau leader. « Je pense, déclare Julien Navarro, avoir bien gérer ma course en évoluant prudemment jusqu’à Vallorcine avant d’entamer une belle remontée grâce à de bonne sensations. J’étais 8ème à la Flégère avant un coup de mou. » A noter que Julien Navarro ne précède que de 20 points Lambert Santelli, 10 ème de l’étape. Prochaine étape le 12 Juillet sur le 32 km de l’Ice Trail Tarentaise. Julien Navarro sera au départ.

Les résultats du Marathon Du Mont-Blanc,

Dames
1 Elisa Desco, Team Scott Running, Italie, 04:35:10
2 Oihana Kortazar, Salomon, Espagne, 04:45:40
3 Céline Lafaye, Team Inov8, France, 04:53:12
4 Ellie Greenwood, Salomon, Canada 4 05:01:15
5 Amandine Ferrato, Team New Balance, France 5 05:05:57

Hommes
1 Marc Lauenstein, Salomon, Suisse, 03:48:35
2 Aritz Egea Caceres, Ternua-Euskal Selekzioa, Espagne, 03:49:33
3 Max King, Etats-Unis, 04:01:35
4 Saul Antonio Padua Rodriguez, Team Crazy, Colombie, 04:03:03
5 Thorbjørn Thorsen Ludvigsen, Salomon, Norvège,04:05:42

Sandra Martin, et Patrick Bringer, ont remporté le 42 km de la Verticausse

Sandra Martin, et Patrick Bringer, ont remporté le 42 km de la Verticausse, support de la deuxième étape du Salomon Skyrunner France Series. Aline Grimaud, Aude Diet, Julien Navarro et Lambert Santelli, complètent les podiums.

Sandra Martin largement en tête des féminines à tous les points de contrôle a joué pendant la première partie du parcours à saute moutons avec des groupes de trailers, les accompagnant un moment avant une petite échappée solitaire pour en rattraper d’autres. Dans les 12 derniers km, la Vauclusienne a évolué seule sous une forte chaleur. « Je n’avais jamais participé à la Verticausse. La découvrir en gagnant est une belle satisfaction. Le tracé est magnifique, très ludique mais exigeant. Il peut se résumer à deux successions de nombreuses montées et descentes entrecoupées par la traversée d’un plateau. »

Aline Grimaud, 4ème sur la traversée du replat a réussi un beau final dans les ultimes montées et descentes qui lui permet de prendre la deuxième place.

Sandra Martin est désormais assez confortablement installée à la première place du Salomon Skyrunner France Series et on devrait bientôt la retrouver sur d’autres étapes.

Chez les hommes, Patrick Bringer, Julien Navarro, Lambert Santelli, Etienne Van Gass et Stéphane Bégaud, ont rapidement pris les commandes. A partir du 26ème km le petit groupe s’était réduit. Seuls Patrick, Julien et Lambert, restaient ensemble en tête. Sur les 9 derniers km le podium s’est figé. Patrick devançait Julien qui précédait Lambert. « Je savais que Julien allait être un adversaire coriace, affirme Patrick Bringer et on s’est bien tiré la bourre pendant une trentaine de km. La course s’est faite à l’usure et j’étais mieux que Julien et Lambert dans les dernières côtes. Je suis engagé les 30 et 31 mai au championnat du monde de trail à Annecy-le-Vieux et cette victoire sur la Verticausse est bonne pour la confiance. Je viens de réaliser un gros volume d’entraînement et espère être au top à la fin du mois avec davantage de fraîcheur. »

Julien Navarro était également satisfait suite à sa 2ème place. « Patrick était le plus fort mais les entraînements programmés par Christophe Malardé commencent à porter leurs fruits. J’ai éprouvé des sensations plutôt bonnes et c’est encourageant pour la suite de la saison. Mon prochain objectif est le marathon du Mont-Blanc. »

Yann Alarcon, qui vivait sa première expérience sur cette distance remporte la catégorie espoir et finit vingtième du scratch après s’être égaré et offert involontairement 3 km supplémentaires.

Patrick Bringer est désormais le leader provisoire du Salomon Skyrunner France Series. Julien Navarro et Lambert Santelli occupent la deuxième est troisième places. Prochaine étape le 28 juin sur le 42 km du marathon du Mont-Blanc.

Virginie Govignon, déjà victorieuse samedi de la Vertical Race réussit le doublé en gagnant le 21 km. Le parcours après une première montée longue de 5 km était technique avec son profil alternativement roulant et cassant. Jérôme Chiotti signe le meilleur chrono homme et Nathan Jovet, 7ème au scratch se classe comme la veille 1er junior et devance à nouveau Quentin Raïssac, meilleur de la catégorie espoir.

Samedi 9 mai en ouverture de la Verticausse s’était déroulée la première édition de la Vertical Race entre Millau et la Pouncho d’Agast. Deux manches avec départ inversé, sur un parcours de 2,5 km et 500 m de dénivelé positif. Outre les victoires de Virginie Govignon et de Maxime Brajon, on retiendra la grosse performance de Nathan Jovet, lauréat chez les juniors et 5ème au scratch. « Je suis content de ce résultat, les quatre devant étaient vraiment plus forts. Ce parcours est sympa et assez technique sur la fin où il faut poser les mains et gravir de grosses marches. Dans les derniers hectomètres, il y avait beaucoup de monde et l’ambiance était sympa. Enchaîner deux montées en moins de 3 heures d’intervalle n’est pas facile. Dès le début de la deuxième on sent la différence avec les jambes qui brûlent beaucoup plus vite, mais j’ai assez bien géré l’effort car j’ai réussi à refaire le même chrono qu’à la première montée, alors que la plupart des concurrents perdaient du temps. ».

10 mai deuxième étape du Salomon Skyrunner France Series sur le 42 km de la Verticausse

10 mai deuxième étape du Salomon Skyrunner France Series sur le 42 km de la Verticausse

Les courses de la Verticausse sont organisées par l’Association Sportive des Grands Causses. Autour de Lionel, le président, s’activent Bernard, Sylvie, Renaud, J.B et Catherine, entourés de 120 autres bénévoles.

A sa création en 2000, la Verticausse avait déjà un esprit skyrunner et se limitait à un 14 km sur un très fort dénivelé. Après quelques éditions sur différents villages du grand Millavois, la distance s’est rallongée, deux autres parcours ont été créés et la Verticausse s’est installée dans le village de Saint-Georges-de-Luzençon à deux pas de Millau. Pour les organisateurs l’accueil reste aussi important que les tracés ainsi que l’esprit course de village.

6 Ambiance Verticausse photo Association Sportive des Grands Causses

Cette année le 42 km compte pour deuxième étape du Salomon Skyrunner France Series. « La renommée de ce circuit, déclare Bernard Balagué secrétaire de l’Association Sportive des Grands Causses, va permettre à la Verticausse d’avoir une visibilité, une crédibilité et une reconnaissance nationales. Le 42 km s’inscrit dans le pur esprit trail d’origine avec des sentiers single tracks, des belvédères offrant une vue à couper le souffle sur le viaduc de Millau, des montées vertigineuses où il faut poser les mains, des descentes sécurisées par des cordes dans le ravin de Saint-Geniez de Bertrand… Bref de la verticalité sur une distance raisonnable. Mais comme nous ne voulons pas non plus en faire une épreuve élitiste, le tout est saupoudré de Causse du Larzac, avec des phases pour souffler, plus roulantes. Un bien bel ensemble. »

5 Ambiance Verticausse photo Association Sportive des Grands Causses

Autre nouveauté 2015, une Vertical Race à Millau. « Nous avions depuis longtemps l’idée de créer un premier km vertical hors montagne sur le sommet local, la Pouncho d’Agast, un peu notre tour Eiffel et Mont Blanc avec 500 m de dénivelé positif sur une longueur de 2,5 km. N’ayant pas 1000 m positifs, nous avons décidé d’additionner deux montées. »

4 Nathan Jovet photo Philippe Jovet

Trois des quatre trailers du team Salomon Espoir font partie des engagés. Nathan Jovet, 19 ans, devrait réussir, dans la catégorie junior, deux belles performances sur la Vertical Race et le 21 km. Yann Alarcon, 21 ans, a la capacité de monter sur le podium espoir du 42 km et Matthias Mouchart, 23 ans, pour sa première saison en senior peut se hisser dans le top 10 toutes catégories.
Nathan Jovet est en forme ascendante. « C’est la première fois que je ferai deux courses en un week-end, alors l’enchaînement ne sera pas facile. En prime je n’ai jamais couru dans la région de Millau. » Yann Alarcon va vivre son plus long trail. « Ma préparation s’est bien passée et j’ai hâte de savoir comment je vais me comporter sur 42 km face à des trailers de haut niveau. » Matthias Mouchart affectionne les distances de marathon. « J’ai à cœur de me rattraper après l’étape du Ventoux où j’ai connu un jour sans jambes. Avec le profil cassant, je pense que cela va être une course d’usure et que le rythme sera rapide. Il faudra avoir de la fraîcheur en fin de parcours. »

2 Matthias Mouchart photo Robert Goin
Julien Navarro, team Salomon s’est fixé ses plus gros rendez-vous pour cet été mais espère profiter du 42 km de la Verticausse pour retrouver ses bonnes sensations de 2014. Il semble sur la bonne voie après sa victoire le 26 avril sur le 44 km du trail de Mimet. « Je retourne avec plaisir dans la région de Millau que j’ai découverte à l’occasion des Templiers. Les sentiers sont sympas et les paysages très variés. »

1 Julien Navarro photo Robert Goin

Le programme de la Verticausse

La Vertical Race part du rond point de la Puncho d’Agast à Millau et les autres courses sont tracées en boucle autour de Saint-Georges-de-Luzençon.

Vendredi 8 mai à 20 h 30 mn, grande salle du cinéma de Millau projection de 2 films sur Kilian Jornet : A fine line et Déjame vivir.

Samedi 9 mai Vertical Race, un contre la montre en 2 manches sur une distance de 2,5 km et un dénivelé positif de 500 m. 1ère manche à partir de 13 heures et 2ème à partir de 16 heures dans l’ordre inverse du classement de la 1ère. Limité à 300 coureurs à partir de la catégorie cadet.

Dimanche 10 mai
A partir de 9 heures, randonnée à allure libre sans dossard ni classement sur une distance d’environ 17 km et de 250 m de dénivelé. Limité à 300 marcheurs.
8 h 30 mn, 42 km de la Verticausse, dénivelé positif 2000 m. Limité à 600 coureurs à partir de la catégorie espoir.
9 h 30 mn, 21 km de la Verticausse, Verti-Eiffage, dénivelé positif 900 m. Limité à 300 coureurs à partir de la catégorie junior.
10 h, 10 km de la Verticausse, Verti-Cool, dénivelé positif 200 m. Limité à 300 coureurs à partir de la catégorie cadet.
10 h 15 mn, Verti_Kids, animations sans chronométrage, ni classement et 2 km enfants, catégories école d’athlétisme à minime.

Parmi les grosses pointures annoncées par les organisateurs

42 km
Diet Aude, Taillefer trail team.
Martin Sandra, Passion Course.
Assel Marielle, team trail Mizuno.
Grimaud Aline, Skinfit Gap/ Champsaur Nature.
Alarcon Yann, team Salomon Espoir.
Bégaud Stéphane, team Passion Course / Trail Club de Provence.
Bringer Patrick, Sigvaris Sports team trail.
Cantagrel Nicolas, team Hoka.
Douvry Damien, Endurance 72 / WAA Expert.
Mouchart Matthias, team Salomon Espoir.
Lamothe Robin, team Tecnica.
Navarro Julien, team Salomon.
Perrier Florian, Endurance Shop Nîmes.
Saint Girons Thomas, team Asics Endurance Shop Millau.
Van Gass Etienne, team Salomon Belgique.
Viguier Pierre-Laurent, team Instinct

Vertical Race
Govignon Virginie, team Garmin Adventure
Berger Romain, , team Scott Odlo Led Lenser
Chiotti Jérôme, team Endurance Shop Millau
Delpeuch Mathieu, team WAA Expert / Sport Nature St-Flour.
Jovet Nathan, team Salomon Espoir.
Vicente Laurent, team Errea Endurance Shop Millau…

http://www.verticausse.com/

Ergysport trail du Ventoux : 1ere manche 2015

Dimanche 15 mars à Bédoin, Céline Lafaye et Julien Rancon ont remporté le 44 km de l’Ergysport trail du Ventoux, étape d’ouverture du Salomon Skyrunner France Series 2015. Venus à la rencontre du printemps, les trailers ont bien trouvé les amandiers en fleurs mais plus inattendu les arbres des contreforts du Ventoux couverts de neige. La pluie et la neige annoncées pendant l’épreuve se sont faites fort discrètes et au final le 26 km et 44 km se sont déroulés sous d’agréables conditions. Les organisateurs par mesure de sécurité ont modifié le parcours et le 44 km a évité le sommet du Ventoux.

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Les trailers sont partis ensemble sur le 26 et 44 km avec un rythme très rapide. Céline Lafaye, un moment distancée sur le long parcours, n’avait plus qu’une trentaine de secondes de retard au 14ème km. « J’ai pris la tête sur la section enneigée, les garçons avaient déjà renforcé le damage et ma priorité ensuite a été de tenir ma place de leader jusqu’à la fin. Ce n’était pas évident avec Anne-Lise Rousset qui me suivait de près et je suis satisfaite de ma première place. » Anne-Lise Rousset et Stéphanie Duc se classent 2ème et 3ème.

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Sur cette distance et chez les hommes la première partie n’a pas permis de faire une sélection et ils étaient encore une douzaine à pouvoir prétendre à la victoire lors du 2ème ravitaillement. Julien Rancon et Nicolas Martin ont alors durci la course et commencé à creuser des écarts. Très à l’aise sur le retour au profil de montagnes russes, Julien s’est hissé seul à l’avant et jusqu’à l’arrivée il est resté sous la menace d’un retour de Nicolas. « Cette victoire lance ma saison, affirme Julien Rancon. Coup de chapeau à Serge Jaulin et son équipe pour avoir su s’adapter aux conditions météorologiques et nous avoir concocté un superbe parcours. » Nicolas Martin est 2ème à moins d’une minute et Michel Lanne, 3ème. « Cette saison, précise Michel Lanne, j’ai choisi de reprendre l’entraînement un peu plus tard. Elle va être longue et il est de plus en plus difficile d’être en forme et de jouer la gagne de mars à décembre. Je ne suis pas encore au niveau de 2014 à la même époque. J’avais prévu de m’aligner sur le 26 km, mais la bagarre sportive sur le 44 km m’a semblé trop belle et j’ai voulu y participer. »

Sur le 26 km Célia Chiron et Adrien Michaud gagnent et Aurélia Truel, Amandine Ferrato, Yoan Meudec et Germain Grangier complètent le podium.

Le 44 km de l’Ergysport trail du Ventoux a été marqué par le retour d’Andy Symonds, le plus Anglais des Vauclusiens, après une absence de deux saisons, suite à un problème de douleur à la cuisse droite toujours pas réglé. « Vraiment content de ma sixième place sur une course des plus disputées en France. Après ma pose involontaire sur des trails de format relativement long et assez montagneux, je ne savais pas trop où j’en étais et si mes jambes allaient tenir le coup. Je suis parti assez doucement et j’ai été content de me voir revenir petit à petit sur la tête de la course. Au bout d’une bonne heure on s’est retrouvé dans une trentaine de centimètres de neige fraîche. L’allure a ralenti, personne n’étant motivé pour faire la chasse-neige et on a formé un groupe d’une douzaine de coureurs. J’ai pris du plaisir dans la belle descente jusqu’au deuxième ravitaillement, rendue plus technique avec la neige cachant les cailloux. Mais la vraie bataille pour les places allait tout juste débuter. Les 300 m de dénivelé au fond de la Combe d’Ansis ont trié jambes fraîches et épuisées. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte qu’il me manquait de la puissance pour suivre et je me suis mis en mode économique afin de ne pas risquer l’épuisement total. J’ai bien fait, car à l’arrivée il me restait rien, les jambes commençaient à coincer et l’énergie était dans le rouge. C’est parfait ! Je n’aurais surtout pas voulu finir avec des réserves. Ma cuisse droite m’a embêté un peu tout au long mais je me suis pas fixé là-dessus et au final le facteur limitant était ailleurs : c’était la force du moteur global. J’aurai tout le temps pour travailler là-dessus cet été. J’espère que ce trail marquera le début de mon retour sur les épreuves du circuit français voire international. »

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Le 26 et 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux étaient inscrits au Challenge des trails courts et des trails longs de Provence et les régionaux ont bien résisté face à quelques uns des meilleurs trailers du moment à l’exemple d’Amandine Ferrato qui monte sur le podium du 26 km et conforte sa place de première du classement trails courts.

Les résultats
44 km
Femmes
1 Céline Lafaye, Innov 8, 04:08:27
2 Anne-Lise Rousset, 04:09:20
3 Stéphanie Duc, Terre de Running, 04:16:43
4 Séverine Bovero, Terre de Running, 04:17:23
5 Mélanie Rousset, 04:23:56

Hommes
1 Julien Rancon, team Adidas, 03:28:23
2 Nicolas Martin, team Sigvaris, 03:29:14
3 Michel Lanne, team Salomon, 03:34:50
4 Cédric Célarier, 03:35:36
5 Sylvain Court, team Adidas, 03:35:50
6 Andy Symonds, 03:36:36
7 Thibaut Baronian, team Salomon, 03:37:15
8 Fabien Antolinos, team Terre de Running, 03:38:04
9 Michel Rabat,03:39:20
10 Stéphane Bégaud, Trail club de Provence, 03:40:46

26 km
Femmes
1 Célia Chiron, CMI, 02:23:59
2 Aurélia Truel, team Mizuno, 02:25:10
3 Amandine Ferrato, team New Balance, 02:30:54

Hommes
1 Adrien Michaud, team Scott Odlo Led Lenser, 02:00:21
2 Yoan Meudec, team Sigvaris, 02:06:49
3 Germain Grangier, team Garmin, 02:08:06
4 Tristan Calamita, team Endurance Shop Gap, 02:08:55
5 Florian Mairy, 02:10:06

Résultats complets : http://www.sportips.fr

http://www.ergysport-trailduventoux.fr/

Salomon Skyrunner France Series 2015 : puissance 6

En 2015 le Salomon Skyrunner France Series, a une répartition géographique encore plus équilibrée. Après une ouverture sur les pentes du Ventoux, ce circuit national sillonnera les sentiers du Causse du Larzac, puis ceux de Haute-Savoie, Savoie, Pyrénées Ariégeoises et Hautes-Alpes. « Nous avons la chance, estime Jean-Michel Faure-Vincent, concepteur et organisateur de ce circuit, de pouvoir accueillir sur nos rendez-vous l’ensemble des pratiquants de skyrunning, grâce à des organisateurs et bénévoles qui partagent comme les coureurs, la passion du sport, de la découverte et du plaisir de courir dans des paysages de montagne fabuleux… Cela est la plus belle des victoires. Chaque année, nous essayons d’offrir des nouveautés en matière de parcours, région et profil. Elles contribuent à entretenir et renforcer la motivation des trailers et organisateurs. Dans la prochaine édition, les coureurs auront d avantage de repos entre les courses, avec de mars à septembre un seule étape par mois. »

En ce qui concerne le règlement, simplement deux ajustements, car les bases sont maintenant assez claires et partagées avec les coureurs. Le nombre de courses passe à 6 et les 3 meilleurs résultats seront comptabilisés pour le classement général. Cela permet aussi aux coureurs de faire moins de kilomètres à pied et en voiture. « Suite à pas mal de retours de féminines lors de l’édition 2014, nous revenons à la même distance pour les trois catégories dames, hommes et espoirs. Généralement, cela tournera autour de la distance marathon, qui reste une référence pour tous. Par contre, chaque course offrira des tracés complémentaires plus ou moins longs afin de répondre à toutes les attentes. »

Jean-Michel Faure-Vincent est l’un des témoins et acteurs de l’évolution du skyrunning. « C’est vraiment une discipline à part entière, cousine du trail running, qui repose sur un profil de parcours avec de forts dénivelés, des parties techniques, et le plaisir d être en montagne. Le skyrunning est reconnu dans plus de 35 pays à travers sa fédération internationale, qui développe ce sport sur un circuit de coupe du monde, championnat d’Europe et du monde. Chaque année le skyrunning réunit un nombre grandissant d’adeptes qui recherchent un peu plus d’engagement physique et mental dans leurs courses et parcours. En France, il reste une pratique non fédérale (association loi 1901).

Le calendrier 2015. Même distance pour tous (femme, homme, espoir)

15 mars : 46 km de l’Ergysport trail du Ventoux, Bédoin (84).
10 mai : 42 km Verticausse, Millau (12).
28 juin : 42 km Marathon du Mont-Blanc, Chamonix (74).
12 juillet : 32 km (Altispeed) Ice Trail Tarentaise Mizuno, Val d’Isère (73).
22 août : 42 km, Marathon du Montcalm, Auzat (09).
13 septembre : 48 km Serre Che Trail Salomon, Serre Chevalier (05).

Bilan du Salomon Skyrunner France Series et portraits des vainqueurs

En 2014 le circuit national de trail Salomon a pris encore davantage d’altitude et de dénivelé pour devenir le Salomon Skyrunner France Series. Jean-Michel Faure-Vincent, son créateur et concepteur, répond à quatre questions.

1 JMFV photo droz photo

Quel est ton bilan ?
C’était une première, en changeant les règles et les profils de course et un succès en matière de sport, de participation, d’émotions et de reconnaissance du skyrunning en France. Pratiquement l’ensemble des coureurs français ont répondu présents et ont participé à une ou plusieurs manches ; c’est un grand plaisir pour nous. Par ce circuit, je pense que nous avons répondu, avec les organisateurs passionnés des cinq étapes, aux envies des coureurs. Nous leur avons proposé de beaux parcours dans des montagnes splendides, des organisations sans faille, avec toujours le même moteur : celui de la passion et du partage.

Les plus et moins ?
Les plus sont les sourires et échanges sur l’ensemble des cinq courses et la cohabitation réussie entre coureurs de tous niveaux. Le moins reste le manque de beau temps, mais c’est un sport de montagne, il nous faut donc faire avec. Heureusement le soleil de Serre Chevalier est venu corrigé tout cela.

Tes bons souvenirs ?
Personnellement beaucoup de bon moments liés souvent à des rencontres comme celle récemment avec Martine Raymond, la bénévole le plus passionnée et dévouée aux participants que je connaisse. Côté sportif cela restera sûrement la course du Marathon du Mont-Blanc à Chamonix, support des mondiaux de skyrunning et son podium de rêve : Kilian, Michel et Tom.

Ton regard sur les trois vainqueurs 2014 ?
Nous avons la chance d’avoir trois beaux vainqueurs avec des profils, expériences et qualités différents. Julien Navarro, c’est la fougue. Il confirme enfin son grand potentiel, capable de gagner le 80 km du GRP, ou d’être présent sur des marathons. Matthias Mouchart, c’est l’envie, l’espoir qui monte, un garçon simple, sérieux sans se prendre au sérieux, et rempli de talent. Virginie Govignon, c’est l’expérience, la passion, la joie de vivre et l’envie de partager. Certainement la fille la plus polyvalente en montagne.

Virginie Govignon : le trail correspond à mes attentes

2 Virginie Govignon lors de victoire sur l'étape du Serre Che Trail Salomon photo Robert Goin

Virginie Govignon, team Race Land-Nutratlétic, est née le 28 novembre 1978 à Cosne-sur-Loire, Bourgogne. Professeur agrégé de SVT, elle a vécu 9 ans à Brest et réside en Andorre depuis 2 ans.

Virginie a découvert en compétition la course à pied en 2005 à Brest, sur un cross militaire après avoir pratiqué le basketball, l’équitation, l’aviron et les arts martiaux. « Mon arrivée dans le trail s’est faite tout naturellement. Mes bonnes aptitudes en course à pied, le goût pour la biologie et la compétition, l’envie de mieux connaître et repousser mes limites, m’ont donné envie de me tester. C’est un sport qui correspond à mes attentes : la découverte, l’évasion en pleine nature. Je peux être compétitive sans trop d’obligations matérielles : une paire de chaussures et un short c’est moins difficile à entretenir qu’un cheval… et comme j’ai beaucoup bougé pour le job, à la différence d’un sport collectif, je n’ai de compte à rendre à personne. »

Dans le riche palmarès de Virginie on peut citer en 2011 la CCC®, le trail Drôme ou encore l’Ultra-Technitrail de Tiranges. « Ma victoire au Salomon Skyrunner France Series 2014 vient couronner quelques autres dans l’année, dont cette dernière sur le 27 km du Serre Che Trail Salomon partagée avec Maud Gobert. Avec ma place de 3ème française du 42 km du championnat du monde de SkyRunning, je suis plus que satisfaite de tout le travail réalisé. C’est que j’ai été souvent impatiente ce début d’année. Les bonnes sensations et l’efficacité ont mis du temps à venir et rien n’est acquis ! D’ailleurs mon coach a eu la phrase juste lors d’un entraînement cet été : « Il ne faut pas confondre ambition et amour propre » Il faut accepter ne pas être au top à un moment clé et faire avec, oublier parfois les chiffres et se focaliser sur l’essence même du sport qui est le plaisir de courir ! »

Après les deux années blanches qui ont suivi sa victoire à la CCC®, Virginie, a repris les bases et s’est habituée à pratiquer la montagne à plein temps. « Parfois j’en avais marre de monter, je voulais du plat pour dérouler. L’Andorre est technique !… Aujourd’hui ça me permet de négliger bien des obstacles sur les sentiers ! J’aime désormais autant faire du dénivelé en montagne que les successions de montées séparées par des portions roulantes rapides du Causse. Une petite séance de piste peut aussi me satisfaire. Maintenant que j’ai retrouvé mon caractère joueur, ma précision de pied et mes qualités de descendeuse, et que mon inconscient ne fait plus barrière, je vais pouvoir travailler mes points faibles ! »

Autre atout pour Virginie : vivre en Andorre. « C’est un cadre idéal pour le trail… lorsque la neige a fondu ! L’Andorre est réputée pour sa verticalité, la technicité de ses sentiers et celle du pied chez ses trailers qu’il est bon d’imiter tout en découvrant la grande richesse de sentiers naturels du pays et de jolis circuits d’entraînements ! La capitale dispose d’une piste d’athlétisme située à 1000 m d’altitude et à côté du lycée ! Je la pratique beaucoup en hiver quand les sentiers sont difficilement accessibles mais aussi parce qu’il ne faut pas faire de séances de qualité trop haut en altitude. Ne skiant pas, l’hiver je fixe les crampons pour profiter des montagnes. L’Andorre propose quelques compétitions dont le réputé Andorre Ultra Trail Vallnord. »

Julien Navarro, amoureux de la montagne

3 Julien Navarro lors de sa victoire sur le 80 km Grand Raid des Pyrénées Paul Vilcot www.photos-polo.com

Julien Navarro, team New Balance, est né le 19 septembre 1988 à Toulon. Vendeur chez Décathlon, il s’occupe de la réception de l’ensemble des produits du magasin et conseille les clients au rayon trail running.

Julien a débuté en trail en 2009 après avoir pratiqué le cyclisme sur route et un peu le triathlon. Très polyvalent, il court sur des distances allant du Km vertical à l’ultra et affectionne les profils montagneux à fort dénivelé. « Je suis plutôt à l’aise quand la pente s’élève et le pourcentage augmente et reste très perfectible dans mon potentiel athlétique, vitesse et descente. J’en ai encore eu la preuve à Zegama où je n’ai pas arrêté de me faire doubler dans les descentes techniques. »

En 2014 Julien a énormément progressé dans sa gestion de la course. Il commence à bien se connaître et n’hésite plus à laisser partir ses adversaires lors de la première heure et à se caler uniquement sur ses sensations. Seul bémol, il n’a toujours pas d’entraîneur et construit lui même ses séances de préparation. « Ma forme actuelle et mes sensations sont bonnes et pour le moment le corps répond bien. J’essaye d’être un maximum à son écoute et n’hésite pas à lever le pied au moindre signe de fatigue. J’ai pas mal de courses au compteur cette année. Certains diront que ça fait trop et ils ont très certainement raison. L’an prochain j’essaierai de mieux fixer mes objectifs et de moins courir à droite à gauche. J’ai toujours envie de prendre du plaisir sur les sentiers en montagne mais aussi de durer et progresser le plus longtemps possible. Pour cela il faut que je me calme un peu sur mon nombre de courses. »

En 2014, Julien a gagné le 12 km trail blanc Serre Chevalier, 30 km trail de Bormes-les-Mimosas, 12 km trail de Mirmande, 12 km montée du Faron, 15 km Tour du lac de Carcès, 21,1 km challenge Charles et Alice, 30 km Aurélien Trail, 72 km Ultra Champsaur, 50 km Traversée des Mélèzes du Mercantour, 80 km Grand raid des Pyrénées. Il a terminé 2ème du 42 km Trail Ubaye Salomon, 4ème 46 km Trail du Ventoux, 5ème France de Km vertical, 3ème 48 km Serre Che Trail Salomon. « Le Salomon Skyrunner France Series faisait partie de mes objectifs majeurs cette année. J’ai été régulier sur trois manches ce qui est une bonne chose. Cette victoire me permet de valider ma saison 2014. »

Julien habite dans le Var, deuxième département le plus boisé de France. Un lieu idéal pour la pratique toute l’année de la course à pied, vélo, kayak, plongée… « Mes spots trail nature favoris sont le tour de la presqu’ile de Giens, l’hiver quand les sentiers sont dégagés et le massif de la Colle Noire au Pradet. Quand je veux faire du dénivelé, je grimpe le Faron, le Coudon ou encore le Mont Caume. Depuis quelques années je tombe en amour pour la montagne et le Var ne me suffit plus pour me faire plaisir. La montagne me procure quelque chose de différent, des nouvelles sensations, une bouffée d’oxygène. Elle permet de m’évader loin de la civilisation et d’être au plus proche de la nature. Cet été j’ai passé pas mal de temps à plus de 2000 m dans le Mercantour et les Alpes du Sud et le manque se fait déjà ressentir, j’ai envie d’y retourner ! »

Matthias Mouchart la montagne pour terrain de jeu

4 Matthias Mouchart photo Robert Goin

Matthias Mouchart, Stade Laurentin Athlétisme, né le 5 mai 1992, est titulaire d’un BTS en informatique et d’une licence AES. Il travaille actuellement à la Poste en attendant de passer des concours. Parmi ceux qui l’intéressent, celui de la gendarmerie pour ensuite essayer d’intégrer le PGHM.

Deuxième espoir sur le 42 km des Skyrunning World Championships 2014 et championnat de France de trail court 2013, il a terminé cette année au scratch 3ème du trail Ubaye Salomon, 5ème de l’Altispeed et du 27 km du Serre Che Trail Salomon et remporté le Salomon Skyrunner France Series dans la catégorie espoir. « Je suis super content, c’était le gros objectif de ma saison, avec le championnat de France qui approche fin septembre. A l’heure actuelle je qualifierai déjà ma saison de réussie. Si en début d’année on m’avait parlé de faire de tels résultats, j’aurais signé tout de suite ! »

Après avoir pratiqué le cyclisme sur route, la natation et l’athlétisme, Matthias les a réuni dans le triathlon. « Dans ce sport, j’ai apprécié la diversité des efforts et le fait que l’on doive souvent se remettre en question dans chacune des trois disciplines. Côté résultat, j’ai obtenu de nombreux titres de champion régional et des places dans le top 15 sur les championnats de France duathlon ou triathlon. »

Attiré par la montagne, Matthias en 2013 a eu envie de changer de sport et s’est naturellement tourné vers le trail. « Il m’offre le plaisir de courir en toute liberté. J’adore aussi me confronter aux autres, mais en profitant un maximum de la chance de pouvoir évoluer dans un milieu naturel. Je suis totalement épanoui grâce au trail. » Actuellement, tout en rêvant à de longues distances, il préfère celle marathon et les profils montagneux avec de vrais cols ou sommets à franchir. « J’adore les terrains boueux et glissants, ils rendent la course plus difficile et ne laissent aucun temps de répit car il faut être extrêmement concentré, surtout en descente. »

Matthias est un trailer polyvalent et bon descendeur. Il manque encore d’expérience et sa marge de progression au niveau technique, gestion des entraînement et de la course est importante. Son gros point fort reste son moral. « Il ne me fait jamais défaut et m’a souvent permis d’aller chercher des résultats inespérés au départ. » Autre atout, Matthias habite à Gap et bénéficie d’un environnement privilégié. « C’est un endroit entouré de montagnes et où le soleil est présent plus de 300 jours par an. Pour la pratique du trail c’est le top. La montagne de Charance, de par sa proximité de Gap, est celle où je m’entraîne le plus souvent, avec des séances de seuil autour du lac et grimpette par le Cuchon lors des sorties plus longues. Je rejoins ensuite, en passant par les crêtes, le Pic de Gleize. Un très grand terrain de jeu bien sympa et rocailleux avec une vue magnifique à 360°, qui accueille chaque année la Gapen’cimes. L’hiver j’arpente beaucoup les pistes du Golf Gap-Bayard en ski de fond, afin de profiter de la montagne autrement. On a aussi la chance d’avoir une piste d’athlétisme, pour entretenir la vitesse il faut passer par là ! »

Les podiums 2014 Salomon Skyrunner France Series

Dames
1 Virginie Govignon, team Race Land-Nutratlétic, 3290 pts.
2 Sandrine Motto-Ros, team Tecnica / 42km195 Annecy, 2710 pts.
3 Maud Gobert, team Adidas, 2200 pts.
Hommes
1 Julien Navarro, team New Balance, 3480 pts.
2 Guillaume Beauxis, team Salomon espoirs, 2740 pts.
3 Léo Béchet, La Sportiva/ Altitude Sport Outdoor, 2730 pts.
Espoirs
1 Matthias Mouchart, Stade Laurentin Athlétisme, 3900 pts.
2 Clément Barret, team Race Land espoir, 3430 pts.
3 Thomas Michallet, Montchaboud, 3100 pts.

Credit photo :
Photo JMFV : Droz photo
Photo J Navarro : Paul Vilcot
Photos V Govignon et M Mouchart : Robert Goin

14 septembre / Finale du skyrunner à Serre Chevalier

Dimanche 14 septembre, Serre Chevalier accueille la première édition du Serre Che Trail Salomon, dernière étape du Challenge Salomon Skyrunner France Series 2014. Le 48 km est comptabilisé pour le classement homme et le 27 km pour le classement femme et espoir.
Les bénéfices générés par ce trail seront reversés à la Fondation Salomon, qui vient en aide aux familles et enfants des professionnels de la montagne victimes d’accidents graves.
Les coureurs viendront de 12 pays et 51 départements. Parmi les engagés annoncés par les organisateurs sur le 27 km Amandine Ferrato, Maud Gobert, Aline Grimaud, Virginie Govignon, Sandrine Motto-Ros, Yann Alarçon, Clément Barret, Sacha Devillaz, Florian Mairy, Matthias Mouchart… Devraient être au départ du 48 km Marielle Assel, Laurie Atzeni, Juliette Blanchet, Delphine Roux, Caroline Chaverot, Thibaut Baronian, Nicolas Bouvier-Gas, Fabien Nabias, Julien Navarro, Michel Rabat…

Michel Lanne dans les coulisses
Michel Lanne, team Salomon, deuxième du 42 km des Skyrunning World Championships, fait partie des organisateurs et répond à 3 questions.

Pour quelles raisons participes-tu à l’organisation de ce trail ?
Le projet d’organiser mon propre trail me trottait dans la tête depuis quelque temps. Au travers des différentes épreuves auxquelles j’ai participé, je me suis fait ma petite expérience et inspiré de certaines organisations afin de créer la course qui correspond vraiment à ma vision et ma philosophie du trail. C’est un superbe projet que je suis très fier de proposer à près de 800 coureurs. Certes, je suis un peu triste de ne pas pouvoir courir cette épreuve, mais cette tristesse laisse surtout la place à une grande excitation et à une joie immense de voir s’élancer tous ces trailers sur les parcours que j’ai tracés pour eux. En fait, j’avais envie de partager mon amour de la montagne et ma vision du trail avec tous ces gens qui vivent la même passion que moi.
Avec mes équipiers organisateurs, nous apprécions beaucoup de faire partie du challenge Salomon Skyrunner France Serie dès la première édition. Le Skyrunning reste pour moi une fédération, un format de course et une vision de la discipline qui correspondent parfaitement à ce que j’aime dans le trail.
Cela dit, intégrer le Skyrunner France Serie est un défi supplémentaire, mais l’objectif reste le même. Je veux simplement que les coureurs repartent en se disant qu’ils ont passé une superbe journée en montagne dans une ambiance chaleureuse et festive, avec un décor époustouflant! Ça fait peut-être beaucoup, mais c’est ce que je recherche sur une course !

Quels sont tes équipiers et soutiens dans cette aventure ?
Pour mettre sur pied ce projet, je me suis entouré de deux amis proches, Olivier Gaucher et Rodolphe Godin. Nous sommes tous les trois secouristes en montagne au PGHM de Briançon. Nous partageons la même passion pour le trail en montagne, et nous sommes vraiment amoureux de ce superbe massif.
Au-delà de cette petite équipe, tous nos amis de la montagne ont œuvré avec nous pour que cette course puisse voir le jour : guides, pisteurs secouristes, médecins du secours en montagne, CRS, PGHM, pompiers, gardiens de refuge, pilotes d’hélico, amoureux de la montagne… C’est l’occasion de tous se réunir pour offrir aux coureurs une belle journée et faire la fête !

Quelles sont les caractéristiques des deux parcours ?
Nous souhaitions proposer deux véritables parcours de montagne, alliant beauté des paysages, technicité, altitude et difficulté, sur un maximum de dénivelé et minimum de distance. Je crois que l’objectif est atteint. Le Petit Tour des Cerces (27 km / 1800 m+) et le Grand Tour des Cerces (48 km / 4000 m+) sont des parcours de caractère, qui traversent un massif sauvage et préservé. Je pense qu’il faudra les aborder avec humilité et prudence et un soupçon d’engagement toutefois !

Virginie Govignon, Julien Navarro et Matthias Mouchart visent le classement général

Virginie Govignon, team Race Land-Nutratlétic, est l’une des prétendantes à la victoire finale du Challenge Salomon Skyrunner France Series 2014. Elle a mis le pied à l’étrier et pris goût à la compétition, en participant en 2008 à l’ancienne version de ce circuit. « Après les deux années tumultueuses rythmées par de gros changements de vies privée et professionnelle et de blessures graves qui ont suivi ma victoire sur la CCC en 2011 c’est comme un retour aux sources, une quête de repères pour mieux repartir de l’avant ! »
Afin de bien aborder le Serre Che Trail Salomon, Virginie et son entraîneur, ont construit à la mi-juillet après l’Altispeed à Val d’Isère, une planification en s’appuyant sur les acquis de ce début d’année. « J’ai d’abord fait deux semaines de coupure qui s’avéraient indispensables. Le travail qui a suivi m’a fait passer des caps que j’ai bien identifiés. Ces derniers jours avant l’épreuve, je gère au mieux la fatigue liée au changement brutal de rythme après deux mois de vacances et mon alimentation, sans oublier de faire du stretching pour le bon fonctionnement de la « mécanique ». A Serre-Chevalier, je vais essayer de gagner, même si la liste des prétendantes s’allonge… Je ferai de mon mieux avec un mental de battante assurément ! »

Julien Navarro, team New Balance s’est fixé parmi ses objectifs une victoire au classement général de ce circuit. Le 23 août, il a remporté le 80 km du GRP, étape Pyrénéenne, sa dixième victoire en trail de l’année.
A Serre Chevalier Julien sait qu’il a une grosse carte à jouer. « Tous les scénarios sont possibles et la bagarre sportive s’annonce belle. Je vais tout donner et ferai les comptes à l’arrivée. Je vais essayer d’en prendre plein les jambes et les yeux. Avec Michel Lanne en traceur et organisateur, je n’ai aucun souci sur la qualité du tracé. Après les Pyrénées j’ai enchaîné une récupération active avec uniquement du vélo de route et un peu de natation suivie des séances de qualité, de seuil, de footing dynamique et d’un peu de VMA. Ces derniers jours avant le Serre Che Trail Salomon sont plus light afin que j’arrive frais au départ. »

Si rien n’est encore joué dans les catégories dame et homme, en revanche le Gapençais Matthias Mouchart est assuré de gagner en espoir grâce à ses performances dans les étapes précédentes mais pas obligatoirement seul. Clément Barret, team Race Land Espoir, peut encore terminer 1er ex aequo à une double condition : remporter la dernière étape et que Matthias ne finisse pas dans les cinq premiers. « Je ne me fais pas d’illusion, confie Clément Barret, Matthias est plus rapide que moi, et il sera très dur à battre. Mon objectif prioritaire va être de conserver ma deuxième place au général. »
Matthias Mouchart est actuellement en bonne forme et vient d’effectuer des séances d’entraînement plus courtes que les mois précédents mais plus intensives. « J’aborde cette dernière étape très détendu. Je suis en pleine confiance depuis ma troisième place au scratch le 10 août sur le trail Ubaye Salomon. Je prendrai le départ du 27 km avec une motivation maximale et l’envie de prendre énormément de plaisir. Gagner dans ma catégorie tout en décrochant la meilleure place possible au scratch serait l’idéal. Une belle bataille s’annonce sur les pentes de Serre-Chevalier. En ce qui concerne le tracé je fais confiance à Michel Lanne et son équipe organisatrice, je suis sûr qu’il sera magnifique. »

Thibaut Baronian, Juliette Blanchet, Caroline Chaverot, Juliette Blanchet, Maud Gobert, Sandrine Motto-Ros… objectifs à géométrie variable

Victoire sur le Serre Che Trail Salomon, espoir de podium au classement général du Challenge Salomon Skyrunner France Series 2014, découverte d’un parcours, séance d’entraînement… Les objectifs des grosses pointures engagées sont à géométrie variable.
Thibaut Baronian, team Salomon, victorieux de ce circuit en 2013, sera au départ du 48 km. Sa forme actuelle est bonne. Il a réussi à bien gérer les grosses périodes d’entraînement afin de ne pas se blesser. Sa motivation est débordante et il prend beaucoup de plaisir à courir tous les jours. « Le Serre Che Trail Salomon me tient à cœur. Il se déroule dans une région que j’apprécie et en plus c’est mon pote Michel Lanne qui l’organise. Je suis passé au travers de mes premières courses sur le Salomon Skyrunner France Series. J’aimerais le finir sur une bonne note et serai soutenu sur le parcours par ma famille. Le profil et la distance me conviennent parfaitement, le dénivelé ne me fait vraiment pas peur, au contraire. Ca va être une course de guerrier ! »
Le 7 septembre, Thibaut Baronian a refait un peu de rythme en remportant le 12 km du trail des Echelles de la Mort et sa priorité désormais est au repos. Il adapte aussi un peu son régime alimentaire afin d’être au mieux le jour J.

Caroline Chaverot, 37 ans, team Hoka OneOne et XBionic, a choisi le 48 km « Ma forme actuelle n’est sans doute pas extraordinaire après une anémie et maladie de Lyme en août, mais j’ai hâte de parcourir les belles montagnes du Briançonnais et des Cerces, avec des beaux sentiers techniques. »
En 2013 Elle a totalisé 13 victoires dont le 80 km du Marathon du Mont-Blanc, la CCC, Ultra des Templiers… Cette année, elle a déjà remporté l’Ultra Montée du Salève, le trail des Forts, la Maxi-Race en décrochant une place en équipe de France, l’Interlac 40 et pris la 2ème place du trail du Ventoux et la 5ème du 80 km du championnat du monde de Skyruning. Caroline est dotée d’une grande endurance. Très à l’aise dans les passages techniques et en descente elle reste perfectible en vitesse et VO2 max. Elle a également en course une grande capacité à se « faire mal » et à « ne rien lâcher », même pendant longtemps.

Juliette Blanchet, team trail Isostar, est aussi au départ. « J’ai bien récupéré, suite à ma victoire le 23 août sur le GRP. Aucune douleur et toujours une grosse envie de courir ! Afin de bien aborder le 48 km j’ai enchaîné quelques séances de qualité et une sortie longue en montagne avant un relâchement relatif cette semaine avant le trail. Sur le Serre Che Trail Salomon j’espère en premier lieu me faire plaisir et ne pas me blesser ! Cette course sera la dernière avant le Grand Raid de la Réunion qui reste mon objectif principal 2014. Un ultime test pour peaufiner ma préparation. »

Maud Gobert, team Adidas, viendra en voisine de Valloire courir sur le 27 km afin de vivre une belle sortie en montagne et un entraînement intensif. En 2014 elle a pris la 4ème place du 80 km du championnat du monde de Skyrunning, la troisième de l’ITT et remporté la 6000 D et le trail de Faverges.

Sandrine Motto-Ros, team Team Tecnica / 42km195 Annecy, est elle aussi sur le 27 km. En 2014 elle a gagné le trail des Balcons d’Azur et du Ceven’trail, pris la 4ème place du trail du Ventoux et la 2ème de l’OCC et Maxi race Annecy en 2 jours. « A Serre Chevalier, j’espère être en top forme afin de m’éclater sur ce magnifique parcours, avoir la patate pour courir à « donfff » et monter sur le podium final. »

classement après GRP, et avant Serre Chevalier

Rien n’est encore joué pour les podiums finaux avant la dernière étape de Serre Chevalier

Dame : Virginie Govignon actuelle leader sera au départ de serre Chevalier et parmi ses dauphines Juliette Blanchet et Anne-Lise Rousset sont encore incertaines.
Homme : Guillaume Beauxis premier du classement général provisoire aura parmi ses plus redoutable adversaires, Julien Navarro qui réalise une grosse saison.
Espoir : Mathias Mouchart est assuré de gagner mais pas obligatoirement seul. Clément Barret, peut encore terminer 1er ex aequo à une double condition : remporter la dernière étape et que Matthias ne finisse pas dans les cinq premiers.

Les classement remis à jour seront en ligne mardi

Juliette Blanchet et Julien Navarro vainqueurs du GRP

Le Grand Raid des Pyrénées magistralement organisé par l’association Majuschule, s’est déroulé du 22 au 24 août autour de Vielle-Aure, dans les Hautes-Pyrénées. Trois ultra trails se sont succédés et ont rassemblé 2500 trailers. L’un de 80 km, 5000 m dénivelé positif, les autres de 120 km, 7000 m dénivelé positif et 160 km, 10000 m dénivelé positif. Le 80 km tenait lieu de quatrième étape dames, hommes et espoirs, du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014. A la pluie de vendredi après-midi et de la nuit qui a rendu les terrains boueux, a succédé samedi et dimanche une météo beaucoup plus agréable.

Le 80 km dame a vu la victoire de Juliette Blanchet, team trail Isostar, devant Sandrine Prissé, Esclops d’Azun et Christine Bénard. Juliette troisième après une première section roulante a définitivement pris le large vers le 25 km. « Au-delà d’une victoire qui fait toujours plaisir, je suis satisfaite de mon chrono inférieur d’environ une heure de mon objectif initial, mais également d’avoir pu effectuer une course régulière avec en permanence de bonnes jambes et sensations. Je n’avais jamais disputé de trail dans les Pyrénées et j’ai beaucoup apprécié le secteur avec les lacs et la vue sur le Pic du Midi. »

Sur la même distance domination de Julien Navarro et Mikaël Pasero, trailers du team New Balance. Guillaume Beauxis, team Salomon espoir, complète le podium. Un podium qui était déjà le même dès le premier point de contrôle. Julien a alterné la position de leader avec Mikaël avant de le distancer. Guillaume après avoir réussi à garder le contact avec ces deux trailers a vu son retard nettement augmenter suite à une baisse nette de forme entre le 50 et 65 km. « Mikaël est parti seul en tête vers le 20ème km, déclare Julien Navarro. Je l’ai rattrapé puis distancé au 52ème km. Je suis super heureux de cette victoire. Elle me motive pour m’engager sur le 48 km du Serre Che Trail Salomon afin d’essayer de bien figurer au classement final du Salomon Skyrunner France Series. »

En tête de la catégorie espoir pendant 70 km, Clément Barret, team Race Land espoir, a connu un coup de moins bien ensuite et termine deuxième espoir derrière Jean-Alexandre Lepley.

Dimanche 14 septembre Serre Chevalier va accueillir la première édition du Serre Che Trail Salomon, dernière étape du Challenge Salomon Skyrunner France Series 2014. Le 48 km est comptabilisé pour le classement homme et le 27 km pour le classement femme et espoir.

En tête du classement féminin : virginie Govignon

VIRGINIE GOVIGNON :
Bio express – Né en 78 / Profession professeur agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre –
Révélée par ses nombreux podiums sur le TTN en 2010 et 2011, Virginie est vainqueur de l’édition 2011 de la CCC®.
Elle aime l’aventure, la découverte de grands espaces naturels et le partage de grands moments d’émotions.
– Ses forces : Sportive a la foulée aérienne, tonique et agile sur sentiers techniques et en descente. Elle court en montagne très régulièrement et pratique la piste d’athlétisme pour travailler sa vitesse. Elle profite également d’une bonne expérience de nombreux grands trails.
– Terrains d’entrainements : Pyrénées andorranes et Causse du Larzac
– Elle sera présente sur le Trail du Ventoux, marathon du Mont Blanc, Altispeed et 80km du GRP
– Team : Team Race Land
– Son facebook perso : https://www.facebook.com/VirginieGovignon
– Son facebook team : https://www.facebook.com/landsportswear

virginie govignon

65 km Ice Trail Tarentaise victoires d’Emélie Forsberg et François D’Haene

Le 65 km a été remporté par Emélie Forsberg et François D’Haene, tous deux du team Salomon. Le 27 juin à Chamonix, la Suédoise a été sacrée lauréate du 80 km des Skyrunning World Championships et François D’Haene a pris la deuxième place derrière Luis-Alberto-Hernando Alzaga. A Val d’Isère l’Espagnol a fait jeu égal avec François D’Haene sur la première partie de la course avant d’être distancé et d’abandonner.

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Emelie Forsberg première à Val Claret avec une courte avance sur Maud Gobert, avait déjà creusé un écart sur la Savoyarde autour de 8 mn à la Grande Motte. Au final la Suédoise gagne avec plus de 17 mn sur Alessandra Carlini qui ne précède Maud Gobert, team Adidas, que de quelques secondes. « On a couru ensemble à partir du km 20 et Alessandra m’a proposé que l’on termine ex aequo. Suite à un quiproquo il y a un petit décalage à l’arrivée. Deuxième ou troisième, je suis très heureuse de ce résultat qui s’ajoute à ma quatrième place sur le 80 km de Chamonix. La forme est présente, je me sens bien sur ces types de format et de profil et suis heureuse en montagne. »

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Sur le 65 kilomètres de l’ITT, François D’Haene, Luis-Alberto-Hernando Alzaga et Tom Owens sont passés en tête au premier point de contrôle situé à Val Claret km 10, ainsi qu’à ceux de la Grande Motte, km 19,9, du col de Fresse, km 25,9 km et refuge du Fond des Fours km 41,9. Fabien Antolinos est alors quatrième à environ 9 mn des trois leaders.

Dans la montée vers le col des Fours, km 50,9, François D’Haene prend seul le large. A l’Aiguille Pers, km 52, 3294 m d’altitude, il compte 14 mn d’avance sur Luis-Alberto-Hernando Alzaga, qui a ensuite abandonné et 21 mn sur Fabien Antolinos. « On est parti très vite, constate François D’Haene, on s’est retrouvé à trois et aucun de nous a pu parfaitement gérer ses efforts. Chacun jouait la première place. J’ai accéléré dans le col des Fours et Luis et Tom n’ont pas réussi à me suivre. J’ai continué sur le même rythme jusqu’à l’Aiguille Pers. Grâce à mon avance j’ai profité pleinement de la dernière descente vers Val d’Isère. »

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A l’arrivée François D’Haene devance Fabien Antolinos de 18 mn et Tom Owens de 24 mn. Trois autres Français se hissent dans le top 10 : Gaël Reynaud,
Guillaume Beauxis et Grégory Doucende. Cette victoire est pour François D’Haene la première sur une étape des Skyrunner World Series catégorie Ultra. Cette saison il a franchi un nouvel échelon grâce à plusieurs facteurs dont davantage d’expérience et une meilleure planification et gestion de sa récupération.

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Sur le 32 km, Christel Dewalle est victorieuse Déjà seule devant au refuge du Fond des Fours, elle a creusé ensuite progressivement les écarts avec Aurélia Truel et Séverine Bovero, deuxième et troisième à l’arrivée. Virginie Covignon finit quatrième, est occupe désormais la première place du classement provisoire du Salomon Skyrunner France Series.

Sur la même distance, Michel Rabat est premier, Nicolas Pianet et Alexis Traub complètent le podium. Ces trois trailers pouvaient encore l’emporter au passage du col de l’Iséran et c’est dans l’ultime descente vers Val d’Isère que tout s’est joué. Matthias Mouchart, 22 ans, cinquième au scratch, se classe premier de la catégorie espoir. Une performance qui lui permet de renforcer sa place de leader espoir sur le Salomon Skyrunner France Series. « Ce circuit constitue mon gros objectif de ma saison. Attiré depuis longtemps par la montagne, je me suis immédiatement pris au jeu du trail après avoir pratiqué auparavant le triathlon à un niveau national. Mon passé de triathlète m’a permis d’acquérir une bonne vitesse de base que j’ai réussi à bien retranscrire en montagne. Ce 32 km est ma plus belle et plus difficile course de ma vie. Je suis très content. J’ai bien géré en accélérant au fur et à mesure grâce à de super jambes. Seul petit bémol quelques crampes d’estomac vers le 22ème kilomètre. » Le Gapençais du team Tecnica, a débuté en trail en 2013.

Les podiums :

ITT :
Dames
1 Emelie Forsberg, team Salomon Suède, 09:24:09.
2 Alessandra Carlini, team Agisko Italie, 09:41:16.
3 Maud Gobert, team Adidas France 09:41:22.
Hommes
1 François D’Haene, team Salomon France, 07:37:09.
2 Fabien Antolinos, Terre de Running, 07:55:20.
3 Tom Owens, team Salomon Royaume-Uni, 08:01:05.

Dames
Altispeed :
1 Christel Dewalle, team Adidas, 03:49:28.
2 Aurélia Truel, team Mizuno, 03:59:40.
3 Séverine Bovero, team terre de Running-Mizuno, 04:13:37.
Hommes.
1 Michel Rabat, HVA team La Sportiva 66320, 03:16:54.
2 Nicolas Pianet, team Terre de Running-Mizuno, 03:20:08.
3 Alexis Traub, team Scott-Odlo-Led Lenser, 03:22:41.

Photos Damien Rosso www.droz-photo.com

Infos : Ice Trail Tarentaise

Infos ITT : Actuellement toutes les équipes de bénévoles travaillent sur le terrain.
Des parcours de replis sont déjà prévu au cas ou les conditions climatiques soient trop difficile ce dimanche.
De toutes façons, cela restera un beau trail en montagne avec ou sans ciel bleu. Plus d’ infos demain, et samedi après midi.

benevoel ITT

les nouveaux leaders

Ils sont les deux nouveaux leaders des classements femme et homme, apres la 2em manche de Chamonix :

anne lise rousset

ANNE LISE ROUSSET
– Né en 88 / Vétérinaire
– Ventoux : 3em Chamonix : 7em
– Passionnée de montagne, je débute dans l’univers magique du trail. Les courses s’enchainent et la motivation ne fait que grandir. Suite à une superbe expérience sur les 75 km des Hospitaliers 2013 (1ère féminine), les trails prévus en 2014 gagnent quelques kilomètres.
– Ses forces : (sur)motivée, travailleuse
– Terrain d entrainement : Aveyron, Cantal
– Team : Team Race Land
– Son facebook perso : https://www.facebook.com/annelise.rousset
– Son facebook team : https://www.facebook.com/landsportswear

2 Michel Lanne Photo Damien Rosso www.droz-photo.com - copie

MICHEL LANNE
– Né en 84 / Secouriste en Montagne
– Ventoux : 2eme, Chamonix : 2 eme
– Michel Lanne : « Le trail est une passion qui m’est venue quasiment du jour au lendemain ! J’ai commencé à courir en fin d’année 2010. Avant cette date, je n’aimais vraiment pas courir, je devais faire 1 ou 2 footing par an ! En fait, j’ai fait le pari avec mon père de courir un ultra trail en 2011, donc par défi, je me suis mis à courir ! Mais au fil de l’entraînement, j’ai pris de plus en plus de plaisir à courir et c’était plaisant de voir ma progression. Dès lors, je n’ai plus cessé de courir et m’entraîner ! »
– Ses forces : Polyvalence de terrain, adaptabilité
– Terrain d entrainement : Hautes Alpes, et Haute Savoie
– Team : Salomon
– Son facebook perso : https://www.facebook.com/michel.lanne05
– Son facebook team : https://www.facebook.com/salomonrunning

Marathon du Mont Blanc

42 km des Skyrunning World Championships journal de course de Michel Lanne vice-champion du monde 2014
Les 27 et 29 juin à Chamonix, trois des épreuves du Marathon du Mont-Blanc ont attribué les 6 titres et 12 podiums des Skyrunning World Championships 2014 et rassemblé un des plus beaux plateaux international de l’histoire des trails.

Kilian Jornet, Salomon Espagne, déjà vainqueur deux jours avant du Km Vertical, a récidivé sur le 42 km ajoutant deux nouveaux titres à son palmarès impressionnant. Michel Lanne, Salomon France, termine deuxième à un peu plus de deux minutes. Thomas Owens, Salomon Royaume Uni, prend la troisième place. Greg Vollet, deuxième Français, est dixième.

Chez les dames la lutte a été intense et les écarts sont serrés. l’Italienne Elisa Desco, Scott /Agisko devance les Américaines Megan Kimmel, Asics et Stevie Kremer, team Salomon. Anne-Lise Rousset, Race Land, meilleure Française est septième.

Michel Lanne vice-champion du monde 42 km Skyrunning 2014 propose à chaud son journal de course.

Accrocher le bon wagon
Dimanche 29 juin, 7 heures, le départ du 42 km du Marathon du Mont-Blanc est salué par une forte pluie. La température est plutôt fraîche et les hauts sommets du massif du Mont-Blanc sont saupoudrés, suite à la neige fraîche tombée dans la nuit. Dès les premiers mètres, le tempo est très rapide. Je me place dans les 5 premiers, car j’ai à cœur d’accrocher le bon wagon dès le début de course. Nous constituons rapidement un groupe de 7 coureurs dont Kilian, Saïd Ait Malek, Marc Lauenstein, Tom Owens, Aritz Egea, un Japonais et moi-même. Le rythme reste soutenu jusqu’à Vallorcine mais cela me convient bien.

La chasse commence
A la sortie du ravitaillement de Vallorcine, je sais que la bagarre va commencer dès les premiers mètres de la montée vers le Col des Posettes. Kilian porte une attaque, j’ essaye de le suivre un petit instant avant de le laisser partir pour ne pas me mettre dans le rouge. Notre groupe explose et la chasse commence.
Au col des Posettes, un fort vent glacial et la pluie nous accueillent. J’évolue alors en quatrième position et profite de la descente pour bien accélérer et éviter de me refroidir.

Ne pas exploser avant la Flégère
A Tré-le-Champ, je reviens en tête aux côtés de Kilian. Je suis très surpris et heureux mais je ne m’emballe pas pour autant ! Kilian est très fort aujourd’hui et il serait difficile, voire risqué, de vouloir jouer la gagne avec lui dans la montée vers la Flégère. Il y place une grosse attaque et je ne parviens pas à le suivre. Je poursuis ma course sur un rythme très soutenu, mais en gardant toujours des forces pour ne pas exploser avant la Flégère. Je sais que Tom Owens, Said et Aritz ne sont pas loin derrière et que la moindre faiblesse me ferait immédiatement rétrograder au classement et quitter le podium. Mais malgré cette pression, je prends un plaisir immense à courir sur cette partie du parcours.

Je savoure le dernier kilomètre comme jamais
Avant la Flégère, j’aperçois Kilian environ 3 minutes devant moi. Derrière, trois coureurs sont à 30 secondes environ. Mais j’ai gardé assez de force pour amorcer la dernière descente sur Chamonix à vive allure et ainsi contenir le retour de Tom Owens. Ce n’est qu’en entrant dans Chamonix que je réalise vraiment que je vais devenir vice champion du monde de Skyrunning derrière la légende Kilian. Quel bonheur, quel instant magique. Je savoure le dernier kilomètre comme jamais. Je me souviendrai toute ma vie de ce moment et du plaisir que j’ai ressenti, une fois la ligne d’arrivée franchie, en partageant ma course avec ma femme, ma petite fille et mes proches.

Encouragé et littéralement porté.
Ce 29 juin, j’ai vécu une journée de course idéale. Dès les premiers kilomètres, j’ai senti que les jambes répondaient bien, que j’étais frais et qu’il y avait quelque chose à jouer. Mais surtout, j’étais très fier de courir quasiment « à domicile » sur ce championnat du monde. C’est une chance énorme et un sacré avantage d’être chez soi. Tout au long du parcours, les gens m’ont encouragé et littéralement porté. Grâce à eux, j’ai tout donné pour aller chercher cette deuxième place. Je remercie de tout mon cœur toutes ces personnes qui ont bravé la pluie et le froid pour venir nous soutenir.

Le gros objectif de ma saison
Ce championnat du monde était le gros objectif de ma saison. Je voulais vraiment faire quelque chose, mais dans mes rêves les plus fous, je visais un top cinq au mieux. Aujourd’hui, je suis certainement le trailer le plus heureux au monde ! Vice champion du monde, je n’avais même pas osé l’imaginer ! Mais depuis vendredi et le titre de Vice champion du monde de mon pote François D’Haene sur le 80 km, j’étais tellement heureux pour lui que sa performance m’a donné des ailes. Le bilan de ce week-end est exceptionnel : François et moi, deux fois deuxièmes ! Chris Malardé notre entraîneur et Jean-Mi Faure-Vincent notre manager doivent être contents de nous, je pense ?

Une belle fête du trail
Je tiens également à remercier le Club des Sports de Chamonix, l’ensemble des bénévoles présents sur la course et je félicite la Fédération Internationale de Skyrunning qui nous a proposé un championnat du monde d’une qualité remarquable. Et un grand bravo à tous les coureurs présents sur l’ensemble des courses du Marathon du Mont-Blanc. C’était tout simplement une belle fête du trail et chacun d’eux y a contribué !

Les podiums Skyrunning World Championships 2014

80 km
Dames
1 Tina-Emelie Forsberg, Suède, Salomon, 12:38:49.
2 Anna Frost, Nouvelle-Zélande, Salomon, 12:46:52.
3 Magdalena Laczak, Pologne, Salomon Suunto, 12:58:51.

Hommes
1 Luis-Alberto Hernando, Espagne, Adidas, 10:25:52.
2 Francois D’Haene, France, Salomon,10:29:33.
3 Ben Duffus, Australie, Australia and New Zealand Skyrunning Association, 10:52:33.

Trail du ventoux

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Dimanche 16 mars, le 47,2 km de l’Ergysport Trail du Ventoux, comptait pour première étape du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014. Point commun aux deux vainqueurs Juliette Bénédicto et Sébastien Spehler : ils avaient choisi les pentes du Géant de Provence pour ouvrir leur saison. Une ouverture en majuscules saluée par de violentes rafales de vent sur les crêtes du Géant de Provence les obligeant, ainsi que les autres traileurs, à avancer sur plusieurs kilomètres un peu comme des crabes pour éviter d’être trop déséquilibrés. En altitude les traileurs ont évolué sur la neige après avoir découvert des arbres fleuris près de la ligne départ à Bédoin.

Juliette Bénédicto, Entente Athlétique de l’Arve, est restée en tête pendant toute la course. « Je n’ai jamais connu mon avance par rapport à mes poursuivantes et j’ai choisi le rythme qui me convenait. A l’arrivée, j’ai partagé ma joie avec mon compagnon Julien Coudert. Il était aussi fatigué que moi puisqu’il était également engagé sur ce 48 km où il a pris la cinquième place. S’entraîner et participer à des trails en couple est particulièrement motivant. » Juliette et Julien sont les heureux parents d’une petite fille de 9 mois et d’un garçon de 6 ans. Juliette aimerait bien décrocher un dossard sur la Maxi Race.

Sébastien Spehler, team Adidas, champion de France 2013 de trail à Gap, a vécu un scénario de course un peu différent. Pensant évoluer en tête en compagnie de Michel Lanne et de Julien Navarro, il a découvert peu avant le sommet du Ventoux que Bertrand Brocho le précédait. Bertrand a basculé devant dans la descente suivi de près par Michel Lanne, qui distançait légèrement Julien et Sébastien. Au niveau du Chalet Reynard Sébastien était seul devant et a conforté au fil des kilomètres sa position. « Une victoire pour débuter une saison face à un très beau plateau et des conditions météorologiques difficiles autour du sommet, c’est bon pour le moral et valide ma préparation hivernale. » Pour son prochain gros objectif Sébastien change complètement de registre puisque après avoir évolué sur les sentiers du Ventoux il va sillonner les rues de Lyon à l’occasion du Lyon Urban Trail.

Michel Lanne, team Salomon, déjà deuxième en 2013 a récidivé. « Sous le chalet Reynard, Sébastien est revenu sur moi. J’étais en plein passage à vide car avec le vent j’avais oublié de m’hydrater et m’alimenter correctement . Je n’ai pas réussi à le suivre et à partir du trentième kilomètre j’ai fait le retour seul en troisième position. J´ai retrouvé des forces et même si je savais que Sébastien serait dur à aller chercher, je me suis accroché à l’idée que la deuxième place était jouable. J’ai rattrapé puis doublé Bertrand dans la longue descente de la combe de Maraval à quelques kilomètres de l’arrivée. Au final je suis très satisfait de cette deuxième place car le niveau était très relevé. Sébastien était le plus fort aujourd’hui et je n’ai aucun regret sur ma course. Il ne fallait rien lâcher pour espérer un podium et ça confirme que le niveau du trail monte en France. Je vais m’accorder un peu de repos et profiter de la neige pour faire du ski de randonnée. Ensuite je vais axer ma préparation sur le marathon de Zegama première manche des skyrunning world séries. Les quantités de neige restantes à partir de 1500 mètres auraient pu nous priver du passage au sommet. Mais c’était sans compter sur le travail de forçat de Serge Jaulin, sa femme mais aussi d’Olivier Luppi et toute leur équipe. Ils nous ont préparé le terrain du mieux possible, pour que puissions passer au sommet en toute sécurité. Je tiens vraiment à les remercier pour leur engagement et pour la course qu’ils nous offrent chaque année. Certes il y a eu beaucoup de mistral pour cette édition, mais c’est aussi ça la montagne! »

Prochaine étape du Salomon Skyrunner France Series 2014 le 29 juin sur le 42 km du Marathon du Mont Blanc.

Les top 5 et 10 au Ventoux
Dames
1 Juliette Bénédicto, Entente Athlétique de l’Arve, 5 h 18 mn 18 s
2 Caroline Chaverot, team Hoka, 5 h 21 mn 20 s.
3 Anne-Lise Rousset, team Race Land, 5 h 22 mn 25 s.
4 Sandrine Motto-Ros, team Tecnica, 5 h 40 mn 18 s.
5 Maud Gaubert, team Adidas, 5 h 46 mn 0 s.

Hommes
1 Sébastien Spehler, team Adidas, 4 h 20 mn 38 s.
2 Michel Lanne, team Salomon, 4 h 26 mn 59 s.
3 Bertrand Brocho, team Optisport, 4 h 28 mn 39 s.
4 Julien Navarro, team New Balance, 4 h 32 mn 9 s.
5 Julien Courdet, team Craft, 4 h 39 mn 21 s.
6 ex Thomas Lorblanchet, team Asics, 4 h 41 mn 31 s.
6 ex Arnaud Pérignon, team Asics, 4 h 41 mn 31 s.
6 ex Clément Petitjean, team Asics, 4 h 41 mn 31 s.
9 Pascal Giguet, team Scott, 4 h 43 mn 14 s.
10 Nicolas Martin, team Sigvaris, 4 h 45 mn 40 s.

Résultat complet du 46 km :
VENTOUX 2014 46KM

26 km
Dames
1 Amandine Ferrato, team New Balance, 2 h 30 mn 47 s.
2 Sabine Ehrstrom, 2 h 40 mn 37 s.
3 Fanny Cospain, team Vieux Campeur, 2 h 48 mn 22 s.

Hommes
1 Fabien Merchat, team Camino Sports, 2 h 4 mn 28 s.
2 Alexis Traub, team Scott, 2 h 5 mn 17 s.
3 Tristan Calamita, team Passion Courses, 2 h 6 mn 24 s.

résultat complet du 26 km :
VENTOUX 2014 26KM

Contacts
Ergysport Trail du Ventoux http://trailduventoux.fr/
Salomon Skyrunner France Series 2014 http://www.overthemountain.fr/

Trail de Ventoux : J-5

ventoux

Dimanche 16 mars, le 46 km de l’Ergysport Trail du Ventoux ouvre la première édition du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014. Le plateau des coureurs annoncés sur le Géant de Provence par l’organisateur Serge Jaulin est somptueux avec la quasi totalité des meilleurs Français et Françaises au départ. Pour nous aider à mieux connaitre le skyrunning, Marc Villa, président de l’Association skyrunning France répond à 4 questions.

Quel est l’historique du skyrunning en France et à l’international ?
Le skyrunning est né en Italie dans les années 80 sous l’impulsion d’alpinistes comme Bruno Brunod, Fabio Meraldi et Marino Giacometti, actuel président de la fédération internationale. Idée fondatrice : partir du village le plus proche d’un sommet et d’en faire l’aller-retour le plus rapidement. Après avoir établi des records sur des montagnes prestigieuses ils ont commencé à organiser des courses de 20 à 42 km, sur des parcours techniques et parfois même sur des glaciers. Les épreuves du début étaient beaucoup plus dures et exigeantes que ce qu’elles le sont actuellement, avec des passages sur les glaciers et autres parties en neige. On peut retenir les ascensions record du Mont Rose, des Écrins, de l’Aconcagua et bien sur de celle du Cervin.

Progressivement le développement, la démocratisation des épreuves et la sécurité des coureurs ont fait que les courses skyrunning ont des exigences moins alpinistes par rapport au rocher, glace, neige… Dans les années 90 un véritable circuit mondial se met en place. Le besoin de confronter les meilleurs coureurs de la planète est comblé et les athlètes et les parcours sont mis en avant. L’Association Skyrunner France est créée le 16 juillet 2010. L’idée a germé après quelques contacts et une rencontre avec le président de la Fédération internationale à l’occasion du Vertical Sprint de Milan. Il paraissait nécessaire d’importer la discipline en France au regard de toutes les autres nations qui se sont développées depuis plus longtemps à l’exemple de l’Espagne et l’Italie. Il y avait aussi un besoin de structuration et de mettre en place une plateforme servant à coordonner un ensemble cohérent. Pour plonger dans le grand bain, nous avons dès le mois de mai 2011 organisé l’ouverture de la coupe du monde de skyrunning avec le kilomètre vertical d’Arles-sur-Tech dans les Pyrénées. L’occasion pour les athlètes internationaux de connaitre l’entité skyrunner France.

Qu’est-ce qui différencie le skyrunning des autres trails ?
Le skyrunning allie toutes les composantes de la course à pied avec une « spécialisation de montagne » altitude, terrain accidenté et technique, fort dénivelé positif et négatif. Suite aux règles de sécurité de plus en plus strictes de la part des législateurs, les tracés actuels ont été revus à la baisse et peuvent rassembler un plus grand nombre de concurrents, mais les parcours restent néanmoins très sélectifs.
On peut être tenté de comparer le trail court avec la skyrace en terme de distance mais il y a des différences de dénivelé, technicité et de parcours sur lesquels certain « purs traileurs » ne sont pas à l’aise du tout et l’inverse est vrai aussi. Par rapport à ultra trail, la fédération de skyrunning, suit l’évolution des pratiques et des pratiquants, en intégrant des épreuves plus longues proches des 80 km.
Le skyrunning comporte 4 types d’épreuves. Le kilomètre vertical a moins de 5 km avec 1000 m de dénivelé positif. La skyRace est longue de 20 et 30 km, minimum de 2000 m de dénivelé positif et passage obligatoire au-dessus de 2000 m d’altitude. Le skymarathon, se déroule sur 30 à 45 km, minimum 2500 m de dénivelé positif et passage obligatoire au-dessus de 2000 m d’altitude. L’ultra skymarathon est distant de 50 km avec les attributs du marathon. Il suffit d’interroger ou écouter les coureurs qui participent aux deux types d’épreuves pour constater que les tracés skyrunning sont plus techniques que ceux du trail.

Quel est l’intérêt du circuit Salomon Skyrunner France Series 2014 ?
Il est logique dans sa création et le développement de la discipline. Elle intervient à un moment où les coureurs en France vont avoir le championnat du Monde à Chamonix et aussi après la réalisation les années précédentes d’épreuves nationale sur un jour : Montcalm skymarathon ou Manigod K V.
Son intérêt est d’essayer de rassembler les meilleurs coureurs sur les mêmes épreuves tout au long de l’année, avec un éventail de distances et de spécificités leur permettant de choisir certaines étapes ou de participer à l’intégralité, sans pour autant empiler les dates. Ceci aussi bien dans un souci de lisibilité du circuit que de cohérence du calendrier qui permet aux coureurs de s’entraîner correctement pour arriver fin prêt le jour J. L’aide précieuse de Jean-Michel Faure-Vincent dans la création et réalisation de ce circuit permettra de pouvoir notamment tenir en haleine tous les suiveurs ou coureurs grâce à des rendez-vous réguliers sur le web ou sur le terrain.
Ce circuit national avec ces épreuves longues va être un tremplin pour certains coureurs qui pourront découvrir le Skyrunner World Series lors de l’Ice Trail Tarentaise et Marathon de Chamonix qui feront « doublon » sur les deux challenges nationaux et internationaux.

Quelles évolution et perspectives à venir ?
Nous sommes d’ores et déjà dans l’ouverture de nouvelles perspectives, avec dès cette année la mise en place d’un Vertical Series, circuit national de kilomètre vertical de skyrunning. Les coureurs sont demandeurs et nous sommes pour la création de ces nouvelles épreuves qui offrent un spectacle exceptionnel de vitesse en montagne, grâce à des pentes vertigineuses et un kilométrage réduit. L’ouverture est prévue sur l’île de la Réunion avec une organisation rôdée qui met en place le Vertical Run. Vont suivre le KV de Chamonix et le KV de la Face de Bellevarde également au calendrier de la coupe du monde de la fédération internationale de Skyrunning. Le KV de Manigod constituera la dernière étape avant la finale dans les Pyrénées au KV du Montcalm.

Contacts :
Ergysport Trail du Ventoux http://trailduventoux.fr/