Over The Mountain Running Challenge

Conseils d’entrainement

Christophe Malardé vous donnera avant chaque rendez-vous, son regard sur l’épreuve. Avec des reconnaissances et participations, il apportera son expérience d’athlète et son regard d’entraineur sur ce skyrunner France Series.

 

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MARATHON DU MONT BLANC :
Deuxieme étape du Salomon/Skyrunner France series, le marathon du Mont Blanc est le rendez-vous populaire de la cup. Un site mythique, des courses difficiles et relevées puisque ce rdv sera aussi le championnat du Monde de Skyrunning 2014.

Ma petite histoire
5ème et 16ème et abandon, voilà le résultat de mes trois participations à ce marathon avec à chaque fois un sentiment de résultat inabouti et de coincer au mauvais moment. Cette course est compliquée dans sa gestion. Pourtant, il y a une  »clé » pour la réussir. Chaque année, on retrouve quelque soit les conditions de course  »les habitués » à leur place. Pour ma 3ème participation à cette course je vais dans cet état d’esprit : « avant de vouloir accélérer et de chercher à faire la différence, il faut que je pense à ne pas fléchir. » Une bonne course au Marathon passe par là (comme souvent en trail).

Les éléments clés
Un long boulevard montant.,.jusqu’à Vallorcine. 19 kilomètres avant d’atteindre la première grosse difficulté du parcours la montée des Posettes. Cette longue portion  »d’attente » est très délicate à gérer. Il faut être prudent sur cette succession de up&down. Arriver frais à Vallorcine ne vous assurera pas un bon résultat mais fatigué à Vallorcine c’est l’échec assuré..donc patience !

Le col des posettes… est le premier juge de paix. Il se fera pour 98% du peloton en marchant dans sa totalité. ( La tête de course court sur tout le parcours). Il convient de passer cet obstacle sans trop laisser de forces pour bien relancer dans la longue descente. Exposé au soleil, il faudra éviter le coup de chaud du matin en s’hydratant un maximum à ce moment de la course ! Le début de la descente, dès la bascule du col, est technique mais fait vite place à un monotrace très joueur.. encore une fois, soyez prudent ! N’arrivez pas avec des quadris détruits à Tré le Champ.

La montée finale au départ de Tré le Champ.. c’est encore 12kilomètres d’effort avant d’atteindre Planpraz. La première partie de cette montée jusqu’à la Flégère est la plus compliquée à gérer. Elle est usante, difficile à courir avec beaucoup de marches et rochers. Passé la Flégère, il ne peux plus vous arriver grand choses. Si vous avez encore quelques forces, vous pouvez profiter du monotrace à flanc de montagne pour gagner de belles minutes avant d’atteindre la dernière difficulté. C’est l’endroit où vous pouvez facilement faire des différences.

Le final sera que pur bonheur quelque soit votre forme.. avec la voix de Ludo Collet qui vous poussera jusqu’en haut tant bien que mal et vous fera apprécier à sa juste valeur cette ligne d’arrivée tant méritée.

Çà me file déjà des frissons tout çà !

Bonne course
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LE TRAIL DU VENTOUX

Christophe Malardé vous donnera avant chaque rendez-vous, son regard sur l’épreuve. Avec des reconnaissances et participations, il apportera son expérience d’athlète et son regard d’entraineur sur ce skyrunner France Series.
Avec  »ma petite histoire », il racontera ses anecdotes, ses souvenirs de chaque épreuve… avec les succès et les échecs ! Dans  »les éléments clés », il mettra en valeur des éléments d’analyses pour vous aidez à construire votre prochaine course.

Le trail du Ventoux – Le premier trail du printemps ou le dernier de l’hiver

Première étape du skyrunner France Series, le trail du Ventoux est la classique française de la rentrée. Chaque année, il présente l’intérêt de réunir un gros peloton, un plateau top niveau et un parcours mémorable … et réserve à coup sûr des surprises.. il est difficile de savoir comment le Mont Chauve va nous croquer : Surgelé ou rôti ?

Ma petite histoire

J’ai participé 2 fois à l’épreuve. En 2007, pour ma rentrée dans le team Salomon nous avions eu la chance d’avoir des conditions printanières et rejoindre la station météo sous grand vent. J’avais pointé 3ème là-haut, mais cette descente interminable pour rejoindre Bédoin avait eu raison de mes quadris de Bretons. J’avais terminé 7ème. En 2010, j’ai accroché le podium derrière François d’Haene et Ludo Pommeret. La partie sommitale était sous la neige et les nuages. Nous avions eu un parcours moins haut, un peu dans la neige et avec plus de variations de dénivelé. La descente finale fût plus courte. Çà me correspondait mieux.

Les éléments clés

Etre prêt à tout : en s’inscrivant au trail de Ventoux, il faut être prêt à courir en débardeur (pas trop dur), en tenue winter trail avec des chaines sur les chaussures (moins marrant) ou dans le bouillard ou avec un vent à décoiffer les boeufs sur les crêtes… Et parfois on peut retrouver plusieurs de ces conditions le même jour. Même si l’équipe de Serge Jaulin ne vous mettra pas en danger, il faut accorder un maximum d’intérêt à la météo du jour et s’équiper en conséquence… au risque de le regretter.

En mode montagne : Dans la configuration  »normale », le trail du ventoux c’est une ascension jusqu’à la station météo – 23 kilomètres de montée quasiment non-stop pour 1600m de positif. Cela signifie que près des 2/3 du temps de course seront consacrés à cette montée. Il faut donc avoir sérieusement travaillé la course (ou la marche) ascensionnelle.. dans un premier temps par des randos courses où vous accumulerez des montées puis dans un second temps par un travail spécifique de course en ascensionnel avec par exemple 3X10′ à 80-85% de votre fréquence cardiaque maximale dans une pente. Le jour de la course, il est important de ne pas démarrer trop rapidement l’ascension..car elle est longue, usante..et ce n’est pas fini;;;

Une fois là haut, çà monte encore… Passé la sommet, vous allez dans un premier temps plonger par les crêtes puis par les bois vers Chalet Reynard. çà descend..on se lâche mais malheureusement avant de rejoindre l’arrivée, il reste quelques montées sèches de 150/200 D+ qui font très mal aux jambes et au mental. Vous serez prévenu 😉

Et la descente ? Longue, piégeuse, caillouteuse, elle use ! Là encore, c’est un domaine qu’il faut travailler à l’entrainement. Plutôt que de s’user musculairement et prendre des risques à l’entrainement à faire des descentes rapides, faites plutôt un travail de renforcement musculaire : gainage, ceinture abdominale et exercices sur les quadris en mode excentrique. Enfin le jour de la course, un laçage un peu plus serré avant d’aborder la descente vous évitera de finir au fond de vos chaussures avec les ongles noirs à l’arrivée

 

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